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Hommage aux Lions qui ont rendu leurs armes sur le terrain

 

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Un hommage pour les héros du football national qui ont succombé sur le terrain de jeu. Ils sont trois lions à marquer la tanière de leur absence.

Des morts subites qui ont causé tant d’émois chez les camerounais mais également suscité beaucoup de frissons dans le monde. Ils nous ont marqué considérablement par leurs styles, leur joie de vivre, leurs buts.

Des décès sur le terrain sont devenus très fréquents. Pour les prévenir, la Fédération internationale de football association a annoncé le 31 aout 2007 des examens cardio-vasculaires pour les joueurs.

1. Marc-Vivien Foé
Au milieu de l’euphorie et des cris des supporters, le Lion s’écroule à la 72ème minute de la demi-finale Cameroun-Colombie de la coupe des Confédérations le 26 juin en 2003 précisément à 19h36 sur le stade de Gerland de Lyon. Victime d’un malaise, inanimé, les yeux révulsés, les premiers à son chevet sont les Colombiens Yepes et Patino après de longues secondes.

Resté inanimé, il a été évacué vers l’antenne médicale du stade pour la réanimation, mais quelques minutes plus tard, le médecin de la FIFA annonce la tragique mort. L’autopsie a montré que la mort a pour origine une crise cardiaque consécutive à une malformation congénitale (hypertrophie cardiaque) laissant une famille derrière lui.Le jeune lion de 28 ans, milieu défensif, a été sélectionné à 64 reprises dans la tanière des Lions. « Marco » comme ses coéquipiers aiment l’appeler est un natif du quartier Nkolo II de Yaoundé. Cela fait 14 ans que Marc-Vivien Foé est parti…De longues années, mais les souvenirs sont intacts.

A la suite de son décès, des hommages lui ont été rendus. Le club anglais Manchester City a retiré son numéro 23, l’Olympique lyonnais ainsi que le RC Lens ont retiré quant à eux le numéro 17 de leurs effectifs respectifs. Une partie du stade City of Manchester Stadium porte son nom. La ville de Lyon a inauguré un Stade Marc-Vivien Foé dans le 3e arrondissement.

Au stade Félix-Bollaert, une avenue porte son nom, et un mur peint le représente lui et l’Afrique en un lion et un arbre. Il y est inscrit « Un lion ne meurt jamais, il dort », en signe d’hommage. RFI et France 24 honorent son nom en mettant en place le prix Marc-vivien Foe pour récompenser le meilleur joueur africain évoluant au sein du championnat de France.
Il a été :
• Vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations en 2000 et 2002
• Finaliste de la Coupe des confédérations 2003 (France 1-0 Cameroun) à titre posthume
• sélectionné 64 fois en équipe du Cameroun.

Marc Vivien Foe, Cameroon

2. Albert Ebossé Bodjongo
Onze ans plus tard, Albert Ebossé Bodjongo, nous refait ce coup fatal. Le match disputé entre son équipe l’USM Alger contre JS Kabylie le 23 août 2014 était son dernier. À l’issue du match, alors qu’il s’apprête à regagner les vestiaires, Albert Ebossé aurait reçu sur la tête une pierre lancée des tribunes par les supporters de l’équipe adverse. Transporté à l’hôpital, il n’a pas tenu longtemps, il est décédé des suites d’un traumatisme crânien à Tizi Ouzou.
Pour lui rendre hommage, la Ligue de football professionnel a ordonné la fermeture du stade du 1er-Novembre jusqu’à nouvel ordre. Au lendemain de son décès, la Fédération a reporté les matchs prévus les 29 et 30 août 2014 pour rendre « hommage au joueur camerounais en protestant par la même occasion contre les agissements irresponsables des individus qui entretiennent la violence dans les stades. Son club s’est engagé à verser une indemnité de 100 000 dollars et le salaire du joueur à la famille Ebossé.
Le Lion a à son actif les titres :
• Champion du Cameroun en 2010 avec le Coton Sport Garoua
• Finaliste de la Coupe du Cameroun en 2011 avec l’Unisport Bafang
• Finaliste de la Coupe d’Algérie en 2014 avec la JS Kabylie
• Meilleur buteur du championnat d’Algérie en 2014 (17 buts)

albert

3. Patrick Ekeng
La même tragique mort de Foé est survenue treize ans plus tard à Patrick Ekeng, soit deux ans après celle d’Albert Ebossé Bodjongo. Personne ne pourrait deviner le dernier jour sur terre de Patrick Ekeng ce 6 mai 2016. Sept minutes après son rentrée en jeu à la 70e minute d’un match de championnat de Roumanie entre le Dinamo Bucarest et Viitorul Constanta, il s’effondre dans le rond central du terrain comme son compatriote. Et pourtant, il ne voulait pas jouer.

Peu avant le match, il a expliqué à un de ses équipiers qu’il ne souhaite pas jouer le prochain match. Il est transféré à l’hôpital où l’on tente de le réanimer, mais sa mort est confirmée deux heures plus tard par le staff médical du club, alors que le joueur et p_re de famille n’a que 26 ans. 10 jours après, au palais polyvalent des Sports de Yaoundé, une cérémonie a été organisée en sa mémoire en présence des supporters de l’équipe et du ministre Pierre Ismael Bidoung Mkpatt.

En Roumanie, tous les matchs du week-end ont été reportés ainsi que la finale de coupe entre le Dinamo et le CFR Cluj. Le club annonce que s’il remporte la coupe, le trophée sera emmené au Cameroun et placé sur la tombe d’Ekeng19. Avant ce match, 50 000 supporters du club lui rendent hommage en réalisant un portrait géant à l’image d’Ekeng.

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Selon les résultats de son autopsie effectuée à l’Institut médico-légal de Bucarest, le joueur souffrait de cardiomégalie, conséquence d’une hypertrophie ventriculaire gauche. Il présentait selon des médecins des problèmes cardiaques sérieux
En 2009, Patrick Ekeng est finaliste de la Coupe d’Afrique des nations junior avec l’équipe du Cameroun des moins de 20 ans.

Source:cameroonweb.com

 

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