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Maroc: coup d’envoi du 1er Festival des écoles de cinéma et d’audiovisuel d’Afrique

AudiovisielLe rideau a été levé, lundi soir, sur la première édition du Festival des écoles de cinéma et d’audiovisuel d’Afrique (FECAA), avec la participation d’un aréopage de réalisateurs et d’étudiants des écoles du 7ème art en provenance de 15 pays africains.

C’est en grande pompe que s’est ouverte cette première édition du FECAA, avec la prestation d’un groupe marocain de batteurs qui ont enflammé le public par une fusion réussie mêlant la transe gnaouie aux rythmes africains, outre le trio au talent prometteur « All For On1 » qui a interprété avec brio une chanson du Marocain Saad Lamjarred.Cette ambiance festive s’est poursuivie par le show de « Libiza groupe » et « Africa Begné », deux troupes africaines qui ont réussi pendant une vingtaine de minutes à faire vibrer les spectateurs par leurs battements de tambour, danses traditionnelles, le froufrou de leurs costumes et le cliquetis de leurs accessoires.

« Le cinéma est un art et un langage universel qui transcende les frontières géographiques et psychologiques, les races, les religions et les cultures et met en relation humaine les peuples de différentes origines », a indiqué le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj, dans une allocution prononcée en son nom par le secrétaire général du ministère, Mohamed Ghazali.

Cette manifestation culturelle ayant rassemblé « un parterre de pionniers et de vétérans sera un rendez-vous annuel, à même de leur permettre de porter les soucis, maux et espoirs de leurs peuples à l’échelle internationale grâce à la magie de l’image et du son ».M. Laaraj a mis en exergue l’importance de pérenniser ce festival, estimant qu’il constituera un lieu de rencontre inédit pour les jeunes talents africains et exprimant sa grande satisfaction de voir se réunir une jeune génération de cinéastes pleins d’enthousiasme et de volonté pour prendre la relève de leurs aînés et porter haut le flambeau du 7ème art africain.

« Ces initiatives sont de nature à créer une impulsion concrète aux rencontres professionnelles et organisations cinématographiques à l’effet de favoriser le partage des expériences réussies et l’échange de bonnes pratiques, dans une perspective de l’émergence du cinéma africain » a noté le ministre.

Pour sa part, le directeur de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma (ISMAC), Mohamed Belghouate, a fait savoir dans une déclaration à la presse que ce festival permettra une meilleure ouverture sur les pays africains et leurs cultures, ainsi que de créer une dynamique engageant les différentes écoles de formation de l’audiovisuel et du cinéma du continent à même de leur permettre de travailler ensemble à l’échelle académique et au niveau de la production.L’ISMAC aspire aussi à créer un espace d’échange et de coopération avec les établissements de formation au cinéma dans le continent africain, et ce dans la perspective de mutualiser les efforts communs et canaliser les énergies inhérentes au secteur pour un meilleur apprentissage, a ajouté le directeur.

De son côté, le président du jury, Cheikh Oumar Cissoko, a souligné, dans une déclaration à la MAP, que cette rencontre s’assigne pour objectifs de promouvoir la visibilité du cinéma dans tout le continent, ainsi que de présenter les œuvres des étudiants relevant des écoles de cinéma.

Source:fr.allafrica.com

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