A la Une

« Sur les traces du soldat Gnassingbe Eyadema » : ouvrage démoli par des universitaires

eyadema

Paru aux Editions Awoudy, l’ouvrage « Sur les traces du soldat Gnassingbe Eyadema » était  mercredi sous le feu des critiques dans l’émission « Expression » animée par le journaliste Gerson Dovo. A l’entame du programme,  le critique littéraire  Emmanuel Gbagnon n’est pas passé par quatre chemins pour taxer d’hagiographie, l’œuvre pourtant présenté par son auteur comme un travail scientifique et objectif.

Selon ce dernier, Gnassingbé Eyadema le principal sujet de l’ouvrage a été héroïsé  par l’auteur qui a utilisé des superlatifs pour vanter les mérites du soldat.

« Quand j’ai lu le sous-titre ‘’Le soldat Gnassingbé Eyadema, une somme de qualités exceptionnelles ‘’ et le commentaire que l’auteur a fait, les qualités exceptionnelles dont il est question sont ici « la sobriété et une bonne santé physique », a ironisé le critique littéraire.

Dr. Emmanuel Gbagnon trouve aberrant que la dédicace d’œuvre scientifique objective porte sur le  sujet principal de la même œuvre. La démarche de l’auteur lui fait penser aux dédicaces des écrivains grecs qui espéraient en retour des éloges, des avantages économiques.

L’autre intervenant dans l’émission, l’historien Dr. Joseph Tigbe moins virulent, a également déploré un mélange de genre. L’auteur qui a opté pour la présentation des preuves historiques comme démarche devrait s’abstenir des commentaires selon ce dernier.

« Ici le personnage n’est pas encensé mais c’est des faits avérés que j’ai essayé de rétablir en montrant le parcours qu’il (Gnassingbé Eyadema) a eu à faire », a vainement tenté d’expliquer l’auteur qui avait du mal à convaincre ses interlocuteurs.

Premier rapporteur du Haut Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale, l’auteur Dr. Wiyao Evalo a servi à la présidence de la République du Togo pendant  plus d’une décennie. C’est d’ailleurs ce qui fait croire au Dr. Emmanuel Gbagnon que ce dernier continue par servir le Général Eyadema même après sa mort.

A lire aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *