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Top des illustrateurs feministes à suivre sur instagram

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Zoom sur cette nouvelle génération de créatifs qui fait des réseaux sociaux une plateforme artistique et engagée au service de la cause féminine et de la diversité.

Ils ont entre 19 et 25 ans et sont la voix de leur génération. Ou plutôt le coup de crayon. Laura Breiling, Benjamin Biayenda et Dee Mathieu Cassendo nous prouvent en images, parfois agrémentées de bulles, qu’il n’est nul besoin d’être une femme pour être féministe ou d’être noir pour représenter la diversité. A chacun son style, mais tous défendent une cause commune : refléter la société d’aujourd’hui… Sans filtre !

Laura Breiling : la femme libre et multiculturelle

Elle esquisse toutes les femmes. Les femmes noires, les femmes blanches, les plus rondes, les plus minces… Sous les coups de feutre de l’illustratrice allemande Laura Breiling, les femmes peuvent avoir des poils sous les aisselles, un voile sur les cheveux, être enceinte et afficher leurs corps telle une Beyoncé-Madone… La femme selon Laura Breiling est surtout libre, multiple et multiculturelle.

« En tant que féministe, je veux que toutes les femmes se sentent fortes, autonomes et puissantes, comme elles sont. Je veux montrer les gens tels qu’ils sont, vrais et authentiques, avec un point de vue bienveillant », nous a confié la jeune trentenaire. Mais je ne veux pas donner de leçons ni être moralisatrice, je préfère avoir recours à un moyen d’expression plus subtil. Et pour cela, rien de mieux que l’illustration. Parce qu’il s’agit d’un médium accessible à tous », a-t-elle complété.
Benjamin Biayenda : l’icône afrodescendante

Il revisite La Danse de Henri Matisse en replaçant la femme noire au cœur de l’œuvre, il documente en dessins les rituels des femmes africaines au salon de coiffure ou en train de se coiffer, il n’hésite pas à attribuer à ses personnages des t-shirts à messages féministes reprenant la devise de la Nigériane Chimamanda Ngozi Adichie « The Future is Female ». Il baptise ses séries en les féminisant (cf. Art Noire), crayonne la diversité de la beauté noire, des teints foncés aux teints clairs ou albinos, en passant par les carnations atteintes du vitiligo, à l’instar des tops models Aiesha Robinson et Winnie Harlow.

Bref, Benjamin Biayenda, 19 ans, dépeint cette génération de femmes noires et fières de l’être. Et met en avant les icônes afrodescendantes d’aujourd’hui, à coup de hashtag #mélanine – Ajak Deng, Fka Twigs, Amandla Stenberg ou bien Solange Knowles.

Né en Namibie de parents congolais et français, l’étudiant en art basé à Paris injecte à ses fresques sociales des éléments de la culture afro, des plus ancestraux au plus pop.
Dee Mathieu Cassendo : les héroïnes noires

Dee, 25 ans et une cartooniste installée à Montréal. Auteure de plusieurs bandes-dessinées, dont La Petite Suceuse, elle réintègre dans l’univers narratif les personnages noirs, lesquels sont au premier plan de ses histoires teintées de SF.  « Je travaille sur des histoires basées sur mon vécu, donc ancrées dans la réalité afro-québécoise mais en y ajoutant toujours un aspect fantastique », éclaire l’afro-québéquoise. La bédéiste a commencé à créer ses planches au moment de la montée du mouvement Black Lives Matter outre-Atlantique. Et se revendique volontiers womaniste :  « dit avec l’accent français, le terme englobe d’une manière plus vaste mes expériences en tant que femme noire dans un monde blanc et patriarcal, à la différence du mouvement afro-féministe qui selon moi est centré sur la réalité des femmes dites afropéennes », analyse-t-elle.

Dee est également l’auteure d’une BD annuelle sur le racisme : sorte de manifeste contre le….LIRE LA SUITE

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