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Centrafrique: Amnesty International lance la campagne « Justice maintenant »

amnestyDans un communiqué rendu public le jeudi 11 mai, Amnesty International a annoncé le lancement de cette campagne contre l’impunité en Centrafrique où le gouvernement assure que les magistrats de la future Cour pénale spéciale, qui jugeront les auteurs des crimes perpétrés dans le pays, prêteront serment d’ici à fin mai.

L’ONG de défense des droits de l’Homme se réjouit du lancement de cette campagne pour mettre un terme à l’impunité. « Les auteurs de crimes odieux notamment de viols et d’homicides, sont depuis trop longtemps laissés en liberté », a estimé Olivia Tchamba, chargée de la campagne sur l’Afrique centrale, citée dans le communiqué d’Amnesty International.

En attendant le démarrage des travaux de la Cour pénale spéciale, Amnesty demande aux donateurs internationaux de garantir son « bon fonctionnement », en respectant les engagements de la conférence des donateurs de Bruxelles, qui s’étaient tenue en novembre 2016. A cette occasion, plus de deux milliards de dollars avaient été promis pour la République centrafricaine, dont 105 millions de dollars pour renforcer le système judiciaire.

L’ONG veut également que les responsables présumés d’atteinte aux droits humains répondent de leurs actes devant la justice. Pour ce faire, elle demande que ces derniers « soient jugés par le système judiciaire national, la Cour pénale spéciale ou la Cour pénale internationale, dans le cadre de procès équitables et sans recours à la peine de mort ».« Nous attendons la prestation de serment (des magistrats, ndlr) d’ici à la fin du mois », a déclaré le ministre de la Justice, Flavien Mbata, laissant entendre que les travaux devront débuter ensuite. Cette instance doit introduire et juger les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2013.

Pour l’heure, un procureur spécial a été nommé, de même que quatre juges d’instruction (deux Centrafricains, une Française, un Burkinabè), un procureur spécial adjoint, un substitut du procureur et un juge à la chambre d’instruction.

La Centrafrique a sombré dans les violences intercommunautaires en 2013 après le renversement de l’ancien président, François Bozizé, par les groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant la contre-offensive des antibalaka majoritairement animistes ou chrétiens. Ce conflit s’est soldé par des milliers de morts et près d’un millier de déplacés ou réfugiés.

Source:fr.allafrica.com

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