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BOAD-CO2: la première facilité carbone d’Afrique de l’Ouest

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Une première facilité carbone en Afrique de l’Ouest, c’est le fruit d’une union entre la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et Aera Group. Le programme dénommé BOAD-CO2, vise à simplifier et accélérer l’accès à la finance carbone dans la sous région ouest africaine.

Leader du secteur sur le continent, Aera Group aura ainsi pour mission de gérer toutes les opérations techniques qui aboutiront à la certification des projets et à la structuration des opérations de marché pour la valorisation des actifs carbone.

A l’occasion du Forum Africain du Carbone prévu du 28 au 30 juin prochain à Cotonou, les premiers projets en cours de sélection seront dévoilés.

La première phase du programme vise 20 projets et 10 Millions de tonnes de CO2 évitées entre 2018-2022

« La dynamisation des opportunités liées à la finance climatique au bénéfice de la zone UEMOA est une nécessité pour mobiliser de nouvelles ressources financières utiles aux Etats membres et aux porteurs de projets de la sous-région. La facilité carbone que nous instituons s’inscrit dans la politique proactive de la BOAD en matière de changement climatique. Celle-ci comprend notre engagement financier auprès des projets d’énergies renouvelables, de traitement des déchets, d’efficacité énergétique, d’infrastructures urbaines résilientes ou d’agriculture raisonnée(…)L’Afrique a l’opportunité d’être à l’avant-garde des solutions sur le climat. Notre leadership doit s’incarner dans nos actions. » a expliqué Christian Adovelande, président de la BOAD.

Ce programme prévoit en outre inclure la certification carbone pour les projets réduisant les émissions CO2 avec des co-bénéfices de développement durable et la valorisation financière des actifs carbone.

Selon le portail Financial Afrik, l’Afrique n’a concentré que jusque là 2% des revenus de la finance carbone dans les 10 dernières années. Cette situation, soutient le site d’information est d’autant moins acceptable que le continent n’a pas de responsabilité dans le réchauffement planétaire mais qu’il en subit des conséquences majeures (stress hydrique, rendements agricoles, migrations internes).

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