Afrique de l’Ouest, Projets, Sénégal

Les Associations aux services des Mères Africaines

association feTour d’horizon des associations qui œuvrent sur le terrain pour améliorer les conditions sanitaires des mères et futures mamans en Afrique subsaharienne.

Améliorer les conditions de santé des mamans et futures mères, les encadrer en leur donnant accès à l’information, aider à la formation de sages-femmes, et créer des projets de réinsertion sociale : autant d’actions que mènent les associations dédiées aux mères africaines. Zoom sur trois d’entre elles.

La Maison Rose : l’émancipation des jeunes mamans sénégalaises

Née en 2008 sous la houlette de l’Association Humanitaire de Solidarité Internationale Universver’elles Sénégal, la Maison Rose est un lieu d’accueil et de résidence à destination des jeunes mamans célibataires en situation de vulnérabilité, victimes de violences physiques ou psychologiques (enfants nés de viol ou d’inceste), située dans la banlieue de Dakar (Guediawaye). Premier lieu du genre implanté au Sénégal, la Maison aide à l’émancipation des jeunes mamans.

En collaboration avec des services publics et privés, les équipes proposent un accompagnement social et aident les jeunes femmes, souvent en situation d’extrême précarité, à construire un projet professionnel pour se réinsérer dans la société. Prévention et sensibilisation à la santé, l’hygiène, l’égalité des chances ou encore la citoyenneté font également partie des plans d’actions de l’association. Sans oublier la création de petits projets économiques réalisables au sein de la Maison Rose (Dar as Salam) pour aider les femmes à acquérir une petite indépendance financière.

L’enfant est également pris en charge par une puéricultrice pendant les heures d’activités de la maman. Tandis que le reste du temps, il suit le rythme de sa mère en partageant la même chambre qu’elle. L’idée étant de développer le lien maternel.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de la Maison Rose.

Stand Up For African’s Mothers : vaincre la mortalité maternelle en Afrique subsaharienne

La campagne Stand Up For African’s Mothers est née en octobre 2011 via la première ONG de santé publique en Afrique : AMREF. Une campagne de sensibilisation visant à mobiliser les citoyens à travers le monde pour fournir aux mamans africaines les médicaments de base pendant et après l’accouchement.

Grâce aux dons, l’association est aujourd’hui en mesure d’élargir ses champs d’action en donnant accès à la formation diplômante des sages-femmes, et en œuvrant auprès d’une quinzaine de pays d’Afrique subsaharienne, de l’Afrique de l’Ouest avec le  Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin, à l’Afrique de l’Est (Ethiopie, Kenya, Tanzanie, Madagascar, Soudan du Sud, Ouganda).

Une femme subsaharienne sur deux accouche seule chez elle, sans assistance médicale qualifiée, et près de 200 000 d’entre elles meurent chaque année pendant la grossesse ou l’accouchement. Objectif à terme : réduire la mortalité maternelle en Afrique subsaharienne en formant 15 000 sages-femmes africaines. A ce jour, 7 000 sages-femmes ont été formées dans sept pays d’Afrique subsaharienne.

Grâce à quelques ambassadrices de cœur – Inna Modja, Laura Flessel ou encore Aïssa Maïga, la mobilisation en France peut également exister. « Nous nous sommes tous mobilisés parce qu’il est terriblement injuste [que de nos jours], une maman puisse encore mourir en donnant la vie », rapporte Mylène de France, sage-femme française engagée dans la campagne Stand Up for African Mothers. Elles sont une centaine à s’être engagées auprès de l’AMREF.

Pour en savoir plus : rendez-vous sur le site de l’AMREF.

One Heart foundation de Liya Kebede : santé maternelle et empowerment

Depuis 2005, la fondation Lemlem emmenée par le top model éthiopien Liya Kebede, soutient l’ONG AMREF Health Africa et se bat pour améliorer les conditions sanitaires des mères africaines. Même combat : remédier à la pénurie du personnel médical qualifié.

L’association agit localement, en Éthiopie, en étant à l’origine de la formation d’une centaine de sages-femmes depuis sa création. Mais aussi partout sur le continent. Parallèlement, le mannequin a créé la marque de mode éthique Lemlem pour soutenir le marché du tissage en Éthiopie, essentiellement emmené par des femmes tisserands. Deux associations complémentaires visant à améliorer les conditions sanitaires des femmes africaines, puis leur émancipation.

Source:intothechic.com

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