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Afrique de l’Ouest: ce free roaming moins cher mais pas gratuit

A customer tries out a Samsung Electronics' Galaxy Note 7 at the company's headquarters in Seoul, South Korea, October 10, 2016. REUTERS/Kim Hong-Ji - RTSRK3U

Vous avez dit « free roaming » ? L’itinérance des appels téléphoniques en vigueur depuis le 31 mars au sein de la Cedeao n’est en réalité pas gratuite. Dans les faits, elle ne concerne que la réception des appels, dans la limite de 300 minutes par mois. De plus, elle n’est effective que dans cinq des sept pays qui s’y sont engagés. À quelle facture devez-vous vous attendre ? Décryptage.

Ce que dit l’accord régional sur la téléphonie mobile en Afrique de l’Ouest

Finies les surfacturations à rallonge pour les appels d’un pays ouest-africain à l’autre ? Oui et non. Le protocole d’accord signé le 28 novembre 2016 à Abidjan par les régulateurs des télécoms du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Conakry, du Mali, du Sénégal et de la Sierra Leone — auxquels s’est ajouté le Togo en janvier — prévoit la « gratuité de la réception d’appel pour les usagers en roaming » et la « facturation des appels des abonnés en déplacement au tarif local dans le réseau des pays visités ».

« L’objectif politique est que chaque citoyen de la Cedeao se sente chez lui du point de vue des télécommunications, paie le même tarif où qu’il se trouve et n’ait pas à pâtir des factures de télécommunication », indique un conseiller à la présidence sénégalaise spécialiste du dossier.

C’est pour se pencher sur l’état d’application de ce protocole que les délégués des pays membres de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) étaient réunis au siège de la Banque d’investissement et de développement à Lomé les lundi 22 et mardi 23 mai. En jeu, une ébauche de zone de télécommunications communautaire, trois mois après l’entrée en vigueur le 31 mars du protocole d’accord signé par sept des quinze membres de la zone.

Ces nouveaux tarifs sont-ils appliqués ?

Les effets de ces mesures tardent à se faire sentir par les usagers. « Je suis présentement au Mali et j’utilise ma puce Telmob du Burkina. Lorsque je reçois un appel du Burkina sur ma puce Telmob, non seulement celui qui m’appelle est facturé mais moi aussi alors que je reçois l’appel », se plaint ainsi un usager qui a contacté Jeune Afrique.

Un autre nous affirme : « Je suis au Sénégal mais il m’est moins cher de téléphoner à un parent qui est aux États-Unis qu’à un autre qui est tout…..LIRE LA SUITE

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