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Tunisie: «The Square» remporte la Palme d’or

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Cette édition anniversaire n’a pas été, paradoxalement, du meilleur cru, elle a été plutôt médiocre. Tant très peu de films ont séduit, d’ailleurs aucun n’a suscité une totale unanimité comme cela a été le cas lors d’éditions précédentes.

Rappelons, pour exemple, qu’«Amour» de l’Autrichien Michael Haneke, Palme d’or en 2012, et que «La vie d’Adèle» du Tuniso-Français Abdellatif Kechiche (Palme d’or en 2013) ont fait l’unanimité des critiques, des festivaliers et du jury qui leur a attribué la Palme d’or.

Ainsi, le jury a octroyé la récompense suprême à une satire sociale, à l’humour grinçant, mais qui sombre, vite fait, dans des longueurs qui ont nui à l’ensemble du film. Cette satire cocasse, qui épingle l’hypocrisie bourgeoise et tourne en dérision le monde de l’art, a, visiblement, séduit le jury.

Un prix spécial-anniversaire du festival a été attribué à l’actrice Nicole Kidman, l’une des interprètes de « Les proies » de Sofia Coppola. L’actrice a adressé aux festivaliers et au jury ce message : «Je suis triste de ne pas être à Cannes, mais ravie de recevoir ce prix après l’expérience de rêve durant la semaine que j’ai passée à Cannes »

Le grand prix a échu à «120 battements par minute» du réalisateur français Robin Campillo qui se focalise, de manière vivante et enlevée, sur le fléau de la maladie du sida et de l’action du mouvement de jeunesse Act-up Paris, qui a contribué à secouer les autorités françaises et à sensibiliser les citoyens au danger de l’expansion de cette maladie.

« Le film rend hommage à tous ces activistes dont certains sont morts tandis que d’autres luttent encore contre la maladie avec des traitements lourds et éprouvants», a précisé le réalisateur.

Le prix de la mise en scène a été remporté par Sofia Coppola pour son film «Les proies», une mise en scène stylisée et un film de costumes mou et qui manque de nerfs. Joachim Phoenix, lui, n’a pas volé son prix d’interprétation masculine pour son rôle dans «You were never really here» de l’Anglaise Lynne Ramsay.

L’acteur américain est resté sans voix n’en croyant pas ses oreilles, pourtant il mérite amplement cette récompense tant il a sorti une grande prestation dans ce film qui rappelle, par la fable, l’action, les personnages et le jeu de Robert de Niro, l’excellent film de Martin Scorsese « Taxi -Driver ».
Le prix d’interprétation féminine, attribué à Diane Kruger pour son rôle dans «In the Fade» du Germano-Turc FatihAkin, est tout aussi mérité, même si dans ce film Akin change complètement de registre en réalisant un opus façon Costa Gavras, sur un attentat commis contre les immigrés par un groupe néonazi.

Un film conventionnel, sans plus, où a brillé l’actrice allemande, mais pas le réalisateur. Émue Kruger a remercié Akin«pour avoir cru en elle, ce qu’elle n’oubliera jamais», a-t-elle insisté

«Loveless» (Faute d’amour) du Russe Andrey Zvyaginstev a raflé le Prix du jury et c’est là notre film préféré avec «The Day After» du Sud-Coréen Hong Sangsoo, oublié du palmarès. Le film russe mérite le coup de cœur du jury tant il représente une peinture impitoyable et glaçante d’une société déshumanisée.

Le jury a enfin décidé d’octroyer un prix du scénario ex-aequo pour l’étrange, voire le ridicule «Mise à mort du cerf sacré» du Grec Yorgos Lanthimos et pour «You were never really here» de Lyne Ramsay qui est, lui, certainement mieux scénarisé et construit.
La Palme d’or du court métrage a été remportée par le réalisateur chinois Qui Yang pour son film «Douce nuit», alors que Teppo Airaksinen a reçu une mention spéciale du jury pour son film « Katto »

La Caméra d’or, qui récompense les premiers longs métrages, toutes sections confondues, et dont le jury est présidé par l’actrice française Sandrine Kiberlain, a été raflée par le film présenté dans la section officielle « Un certain regard » «Jeune Femme» de la réalisatrice française Léonore Séraille.

Concernant la section « Un Certain regard », c’est le long métrage « Lerd » (Un homme intègre) de Mohamed Rassoulof qui a obtenu le premier prix, alors que le film tunisien de Kaouther Ben Hania « La belle et la meute » a remporté le prix du son.

Source:fr.allafrica.com

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