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Les Basketteuses musulmannes gagnent le droit de porter le voile !

voile basket

On évoque très souvent la liberté de religion, mais on oublie par la même occasion que la religion, quelle qu’elle soit, dicte les interdits et les devoirs des croyants et pratiquants. Ces devoirs qui sont désormais la porte ouverte à la stigmatisation, et même à la discrimination. Et particulièrement les musulmans. Ces derniers dont on parle sans cesse dans le dos, critiquant le fait d’être régulièrement vêtus de leur voile, pour les femmes et de couvre-chef pour les hommes. Encore plus au cours de ces cinq dernières années au cours desquelles le terrorisme a fait de grandes avancées. Des faits qui ont conduit des États à interdire le port du voile dans des endroits publics. Des faits qui ont conduit des structures à licencier des femmes vêtues de voile, ou pire encore des faits qui ont emmené des femmes à renoncer à leur rêve, leur carrière, parce que désormais, le voile apparaissait comme une arme.

L’histoire de Bilqis Abdul-Qaadir, rappelle à quel point l’industrie du sport, discrimine les athlètes suivant leur religion. Pourquoi leur imposer le conformisme, si leur religion leur impose de toujours se présenter avec un voile, une kippa ou tout autre couvre-chef qu’il soit ? Aucune raison ne justifie une telle posture. Surtout qu’au cours de ses études, la jeune femme réalisait les meilleures performances et détenait même le record des paniers parmi l’ensemble des joueurs (hommes et femmes compris), de l’État du Massachusetts. Après ses études, à l’Indiana State et à l’université de Memphis et l’obtention de son diplôme, elle a souhaité devenir pro et partir jouer en Europe. Mais malgré ses capacités qui n’étaient plus à prouver, son rêve a bien vite tourné court. Et pour cause, la jeune étudiante, est musulmane, elle porte le hijab et elle aurait donc violé la règle de la FIBA, qui interdit de porter les couvre-chefs sur le terrain.

Un rêve brisé pour un détail. Une décision que la FIBA justifie comme le fait que son règlement, était une mesure de précaution pour éviter les blessures – bien qu’il n’existe aucune preuve qu’un voile aurait pu blesser une joueuse pendant un match. Voilà quatre ans, maintenant, que des athlètes à l’instar de Bilqis Abdul-Qaadir, se battent pour obtenir le droit de porter des couvre-chefs comme le demande leur religion. Il y a quelques jours, que la FIBA est revenu sur sa décision et donc d’annuler ce décret qui empêchait tant de gens de pratiquer ce sport. Ainsi, à partir du 1er octobre 2017, les joueurs seront finalement autorisés à porter des couvre-chefs.

Les réactions ne se sont pas fait attendre à l’annonce de ce changement, notamment celle de Bilqis Abdul-Qaadir, « Je suis très émue. Je suis heureuse d’avoir contribué à l’histoire et d’avoir pu permettre ces changements positifs », a – t – elle déclaré. D’autres athlètes dans sa situation ont également commenté cette décision. « Je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie », dira la basketteuse et poétesse soudano-britannique Asma Elbadawi. « Il n’y a aucune contradiction entre ma foi et le basket (…) je suis ravi de la décision de la FIBA qui permettra aux athlètes à travers le monde de poursuivre leurs rêves sans compromettre.», expliquera Darsh Preet Singh, le premier joueur sikh de la National Collegiate Athletic Association, dans un communiqué de l’organisation The Sikh Coalition.

Source:negronews.fr

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