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Le créole, un héritage de l’Afrique

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Si à la base, le mot créole était utilisé pour désigner les blancs d’ascendance européenne, mais nés et établis dans les colonies d’outre-mer, ce terme a par la suite été accolé à un langage propre à ces territoires.

Fait de français, mais aussi et surtout de langues africaines, le créole est une langue faisant montre de multiples nuances d’une colonie à l’autre. Ainsi, on peut se rendre compte aujourd’hui qu’il est différent selon qu’on soit à Haïti, en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, ou même au Cap vert.

S’il est dit à tort que ces créoles sont à base française, la réalité est tout autre. En effet, l’influence des langues africaines y est telle qu’on ne saurait y voir là un apport anodin.

Pour ce qui est des créoles Martiniquais et Guadeloupéens, ce sur lesquels on axera notre analyse, on constate que pour le premier (tout comme l’Haitien), il y’ aurait plus une influence de L’Ewe langue du Royaume du Bénin et pour le second une forte dominance du Kikongo et du kibundu du Royaume Kongo.

Il faut tout de même dire que la différence entre les créoles est fonction des mouvements de déportation et de répartition d’esclaves qui s’opéraient de l’Afrique vers les antilles.

On se rend compte que bon nombre de mots sont directement issus de langues africaines. Autant dans les conjugaisons, les pronoms, syntaxes et biens d’autres aspects, les fondations africaines du créole sont clairement perceptibles. Au fil du temps, de façon durable et acquise, le français, langue des maîtres, s’est structuré autours des langues originelles des esclaves.  Mais, contrairement à ce qu’affirment certains linguistes, désireux d’attribuer la paternité du créole au français, les Africains n’ont pas oublié leurs langues en arrivant dans les colonies.

Des mots tels que Zanba, renvoyant à un personnage de conte se retrouvent aussi bien au Congo Brazzaville, au Congo Kinshasa N’Zamba, qu’au Gabon. Il y va de même pour des expressions qui semblent trouver leurs structures dans certains dialectes. En Manjaku par exemple, « man joo ka lemp » veut dire « j’étais entrain de travailler », en créole Martiniquais pour dire la même chose, on dira  « Man té ka travay ». En Swahili on dira Mama yao, pour dire  leur mère, alors qu’en créole  Martiniquais, on dira  Manman yo et en créole ‎Guadeloupéen, Manman ayo.

Il en est ainsi du créole dans son ensemble. Malheureusement dans le cadre de cet article, nous ne saurons être exhaustif. Toutefois, que personne ne s’y trompe, à l’Afrique, le créole se greffe directement. ‎

Source:negronews.fr

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