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Jean II Makoun : «Je pense être le seul à pouvoir convaincre Eto’o de signer en Ligue 1»

Jean II MakounParti de France pour rallier la Turquie il y a deux ans, Jean II Makoun aspire à un nouveau challenge après une saison compliquée à Antalyaspor. Il explique pourquoi à FF. Avec un rêve fou en tête : revenir en Ligue 1, avec Samuel Eto’o dans ses valises.

«Jean II, voilà deux ans que vous avez quitté la France pour Antalyaspor. Quel est le bilan de votre saison 2016/17 ?
L’équipe a réalisé une superbe deuxième partie de saison pour terminer cinquième au classement. Une place largement méritée. Mais, personnellement, ça n’a pas été simple. Je suis toujours resté motivé au quotidien, mais je n’ai pas beaucoup joué…

 En effet, seulement sept apparitions en Championnat…
Ce sont les choix du coach. Mais selon moi, ces décisions n’ont pas été uniquement basées sur des critères sportifs… Je sortais d’une saison pleine (vingt-cinq matches joués en Championnat en 2015/16). Je ne m’y attendais pas du tout. En début de saison, il y a eu beaucoup de changements au sein du club. Ensuite, il y a eu la suspension de Samuel (Eto’o), et certains ont pensé que je n’étais pas heureux car mon ami n’était pas là (NDLR : en septembre 2016, sur Instagram, Samuel Eto’o avait posté «Rappel : peut-être que certaines personnes ne me respectent pas car je suis noir.» À l’époque, ce message avait été pris comme une riposte à son président qui critiquait son rendement. Eto’o avait été suspendu quelques jours par son club.) Je leur ai dit « Mais c’est quoi ces histoires ? Ça existe où ça ? » Le président pensait que les problèmes de Samuel pouvaient m’affecter. Mais je leur ai dit qu’on avait chacun notre carrière et nos problèmes.
Avez-vous essayé de partir en janvier ?
J’ai failli, oui. Mais on m’a demandé de finir la saison en me promettant du temps de jeu. Au final, les bons résultats de l’équipe ne m’ont pas permis de retrouver ma place. 

On imagine donc que vous avez envie de changement…
Oui, oui, bien sûr. J’ai vraiment envie de changer d’air et de montrer que j’ai toujours cette envie de me surpasser. J’ai envie de prouver qu’à trente-quatre ans, mes tests physiques font rougir les jeunes, que j’ai encore deux saisons dans les jambes pour le top niveau. J’aimerais trouver un club qui a confiance en moi, et qui a aussi besoin de mon état d’esprit sur le terrain. J’ai encore envie de jouer. J’ai en plus la chance d’être épargné par les blessures.

La France, l’Italie, le Portugal, le Qatar, les Emirats, où vous voyez-vous ?
Je n’ai pas de destination favorite, j’ai déjà fait plusieurs pays. Tous les pays que vous venez de citer ne me dérangent pas du tout.

La Ligue 1, ça vous plairait ?
Oui, bien sûr. J’ai par exemple été très flatté que Montpellier se renseigne sur ma situation l’été dernier (NDLR : avant de choisir Yacouba Sylla de Rennes). La France, c’est mon deuxième pays. Je ne pourrai jamais lui dire non. 

Avez-vous suivi la saison en France ?
Comme tous les « Français » qui jouent en Turquie, on est tous branchés sur Canal+ et beIN Sports. Je trouve que Monaco fait un très beau champion. Leur coach a su imposer son style de jeu et gérer un effectif très complémentaire. J’ai bien aimé Nice également, avec sa qualité de jeu, sa fraîcheur, sa jeunesse. Depuis quelques saisons, c’est une équipe qui fait plaisir aux gens, avec du beau football et de bons jeunes. J’ai aussi suivi Lille, mon club de cœur, c’est chez moi là-bas. Une nouvelle ère démarre pour eux, j’espère qu’elle sera pleine de titres.

Si on vous demande de choisir entre la Ligue 1 et la Süper Lig turque, vous prenez quoi ?
Match nul. La Süper Lig pour l’ambiance et la passion ; la Ligue 1 pour la qualité de jeu.

Vous parliez de Samuel Eto’o juste avant, quelle est votre relation ?
Nous avons une relation fraternelle, et ça ne date pas d’aujourd’hui… Nous sommes très complices, aussi bien sur le terrain qu’en dehors. D’ailleurs, c’est lui qui m’a fait venir en Turquie et j’ai promis de lui rendre la pareille. Ça va peut-être vous faire sourire mais aujourd’hui, je pense être la seule personne à pouvoir le convaincre de signer en Ligue 1… Et je nous imaginerais bien à Nice à la place de «Balo» (Balotelli) et Seri… (il sourit) 

Est-il toujours impressionnant malgré son âge (36 ans) ?
Je confirme. Il va toujours aussi vite. Quant à son sang-froid et son adresse devant le but, je crois qu’il est né avec… Contrairement à moi, il est encore sous contrat avec Antalya. Mais c’est un grand fan de Paris. Il regarde beaucoup les matches. On en parle beaucoup. Il a eu des touches avec Lille quand les nouveaux propriétaires sont arrivés, mais il venait d’arriver à Antalyaspor, donc c’était compliqué.»

 Source: francefootball.fr

 

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