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Burkina-Tag: la vitrine du Burkina Faso en Allemagne

butagNuremberg, située dans le sud-ouest de l’Allemagne, a abrité le samedi 03 juin 2017, la 3e édition de la Journée du Burkina, « Burkina-Tag ».

« J’ai souhaité ardemment être parmi vous aujourd’hui, comme j’ai pu le faire l’année dernière à la précédente édition du Burkina-Tag à Mannheim, mais malheureusement des contraintes à la fois de travail et des raisons de famille m’ont amené à effectuer un déplacement au Burkina Faso. Sachez, cependant, que je suis en ce moment de cœur et d’esprit avec vous et je vous souhaite très chaleureusement une bonne et agréable journée de retrouvailles, de communion fraternelle », a affirmé l’ambassadeur Guibila Simplice Honoré à travers son représentant Hébié ouleymane. “La Journée du Burkina en Allemagne est une très bonne initiative et je réitère mes félicitations à ceux et celles qui en ont eu l’inspiration”, a renchéri Hébié Souleymane également premier conseiller à l’ambassade du Burkina Faso à Berlin.

Cette journée, qui selon le porte-parole du comité d’organisation composé de 8 membres, Sawadogo Gustave, a pour but de réunir tous les Burkinabè et les amis du Burkina sans distinction ou obligation aucune pour passer une journée en harmonie.

Un Burkinabè qui aide les Allemands dans la nécessité

Cette harmonie se fait donc à travers l’amitié ou la coopération sociale Burkina-Allemagne. Ainsi, des structures exerçant aussi bien au Burkina Faso tout comme en Allemagne tels BUSPAD, une association regroupant les étudiants et anciens étudiants burkinabè en Allemagne et œuvrant dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de l’environnement et cela depuis septembre 2005, a présenté ses projets de développement ce jour-là. Il en a été de même pour d’autres organisations comme Sahel e.V., l’Association sœur de AMPO (Association managré nooma pour la protection des orphelins) dirigée par l’Allemande Katrin Rohde, sa fondatrice installée depuis 1996 au Burkina Faso. Si cette structure multiplie ses champs d’action en faveur des personnes vulnérables au Burkina Faso en créant, entre autres, des centres d’éducation et de production, il en va de même que des Burkinabè développent des initiatives qui aident également des Allemands dans le besoin et bien sûr des Africains. C’est avec son projet Hilfsfonds, qui s’est spécialisé dans l’importation des mangues du Burkina Faso et leur vente en Allemagne depuis 1999, que le Burkinabè Tiendrébégo Passam et sa structure construisent des écoles dans diverses régions du Burkina Faso, du Benin, du Cameroun, etc. Par ailleurs, vivant en Europe, il a voulu aider les Allemands vivant dans la nécessité, car, selon lui, sa belle-mère lui aurait fait savoir que l’Allemagne, tout comme le Burkina Faso, avait aussi des problèmes et, de ce fait, des Allemands avaient aussi besoin d’aide. Et c’est pour leur venir au secours que Tiendrébégo Passam a dit avoir initié un autre projet à savoir importer des mandarines et des oranges d’Italie. Les bénéfices de cette dernière activité permettent de soulager la souffrance des Allemands à travers la prise en charge de personnes en situation précaire.

Bientôt la première voiture made in Burkina Faso

Outre le social, cette rencontre qui est organisée chaque samedi de la Pentecôte sert également à promouvoir le Burkina Faso à travers son artisanat, sa gastronomie, sa culture, sa coopération avec l’Allemagne, son système éducatif… Parlant de système éducatif, lors de cette journée, Kini Isidore, fondateur et président-directeur de l’Université-Aube Nouvelle au Burkina Faso, a souhaité obtenir un partenariat afin de renforcer la filière informatique de son université et surtout d’ouvrir une filière en construction automobiles. De ce fait, il souhaite obtenir un soutien des structures allemandes. Pour l’ancien ambassadeur de l’Allemagne au Burkina Faso, Dr. Hochschild Ulrich, une coopération avec le privé allemand pourrait permettre à Kini Isidore d’atteindre son but et plus spécifiquement s’il révolutionne l’enseignement universitaire au Faso en le faisant dans une ou plusieurs langues du pays. Même si cette thématique de l’enseignement supérieur a été abordé, selon les organisateurs de la rencontre, à proprement parler, la journée ne disposant pas de thème ni un programme chargé et chronométré se veut une rencontre de courtoisie, de prise de contact et de consolidation des amitiés entre individus. Dans cette perspective, étaient présents à Nuremberg Dr. Ouédraogo Idrissa, écrivain venu de Dakar, et le pasteur Bazié Étienne venu de Ouagadougou et représentant l’Association allemand-burkinabè d’aide au développement.

Et si des Burkinabè ont fait de long trajet pour se rendre en Allemagne afin de communier avec leurs compatriotes, il faut aussi dire que certaines autorités locales ont assisté aux festivités. Car la journée, présentant un exemple d’intégration réussie et un brassage des cultures, les responsables chargés des questions politiques liées à l’intégration des étrangers à Nuremberg, Yiyit Lemia et de Katianda Robert, ont tenu à être présents tout comme Straub Christoph, président de l’Amicale germano-burkinabè basée en Allemagne. Par ailleurs, diverses nationalités du monde (togolaise, camerounaise, allemande, etc.) et, bien sûr, des Burkinabè venus de presque toutes les régions de l’Allemagne ont participé á la rencontre de Nuremberg.

Susciter l’adhésion du plus grand nombre à la cause du Faso

Déjà, le ReCABA, le Réseau de Concertation des Associations Burkinabè en Allemagne, qui se veut une fédération dans quelques années, a, par la voix de sa secrétaire permanente Aminata Rashow/Ouédraogo, et durant les festivités, attirer l’attention des organisateurs sur la nécessité d’impliquer toute la communauté burkinabè dans l’organisation de cette célébration. Dans cette perspective, Hébié Souleymane, premier conseiller de l’ambassade du Burkina Faso en Allemagne, soutient que « si nous voulons que cette Journée du Burkina en Allemagne, comme son nom l’indique, interpelle ou attire davantage tous les Burkinabè vivant en Allemagne et connaisse un succès encore plus grand et durable, en suscitant, par ricochet, une grande adhésion du plus grand nombre des amis et partenaires du Burkina en Allemagne, nous devrions peut-être revoir le cadre, le format, les modalités pratiques et le contenu à donner à cette journée. Je vous invite donc à initier et à approfondir la réflexion au niveau de vos associations respectives et avec vos délégués du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur (CSBE) afin de dégager, par consensus, les modalités pratiques d’organisation des prochaines éditions du Burkina-Tag en Allemagne de manière à ce que tous les Burkinabè vivant en Allemagne, dans un esprit d’engouement patriotique et d’adhésion fraternelle, s’approprient cette journée pour en faire une référence réussie d’initiative de la diaspora africaine en Allemagne. Nous contribuerions ainsi à renforcer notre identité nationale et notre fraternité et à donner un signal fort de la cohésion et de la crédibilité des Burkinabè dans ce pays. »

Prenant en considération ces suggestions, le porte-parole, Sawadogo Gustave, affirme prévoir la création d’une association pour gérer la marque Burkina-Tag. Aussi, il souhaite inviter toute structure engagée pour la cause du Burkina à participer à l’organisation de la journée. Cette perspective pourrait, selon lui, se faire à travers un cahier de charges pour permettre des candidatures et leur évaluation si elles désirent abriter et organiser cette journée.
«Pour ma part, je suis disposé à travailler avec vous à cet effet sans réserve, ni discrimination, dans l’intérêt de tous et toutes et aussi dans l’intérêt de notre pays», a soutenu Hébié Souleymane concernant cette réorganisation de la journée.

S’il s’est dit ravi de la journée, le premier conseiller de l’ambassade tout comme les invités, a dit avoir apprécié aussi bien les mets burkinabè comme le gaonré, le dégué, les beignets, etc. vendus sur le site. Par ailleurs, les artistes-musiciens burkinabè vivant en Allemand, Feenose et Jimas Sandwidi, ont fait trémousser petits comme grands.

Commencée à 16h, la soirée a pris fin à 23h et le comité d’organisation a donné rendez-vous á la communauté l’an prochain pour la 4e édition à une date qui sera communiquée incessamment.

Source: news.aouaga.com

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