Maghreb, Pays, Tunisie

Tunisie: Festival d’El Jem, une valeur sûre

CREATOR: gd-jpeg v1.0 (using IJG JPEG v62), quality = 90

Avec le Festival, l’amphithéâtre revit, mais il vit son époque : les sons de la musique, caressants ou mordants, féconds ou arides, se sont substitués aux rugissements des fauves et aux cris des gladiateurs ou des suppliciés. Ceux qui ont eu l’occasion de venir à El Jem au cours du Festival, se sont laissés séduire par la synthèse, combien riche, entre la splendeur du monument et la beauté des musiques, dont il se pare un mois par an.

Le festival d’El Jem, c’est aussi l’expression d’une ambition : l’ambition d’être le symbole d’une vraie coopération internationale et l’ambition aussi de contribuer au développement d’El Jem et du tourisme culturel en Tunisie.

Pour cette nouvelle édition, le comité du festival a concocté un programme à la hauteur des attentes du public fidèle, mais aussi de belles surprises et innovations.

L’ouverture aura lieu le 8 juillet avec l’Orchestra dell’Opera Italiana. Celui-ci est composé d’un groupe de musiciens venant des plus prestigieux orchestres italiens, dont l’Orchestre du Teatro Regio de Parme reconnu mondialement parmi les plus performants du répertoire de l’Opéra italien, avec un penchant évident pour la musique du compositeur le plus joué dans le monde, Giuseppe Verdi. Pour ce concert inaugural, l’orchestre a concocté un programme hommage à Luciano Pavarotti.

La soirée du 15 juillet sera assurée par l’Orchestre symphonique de la Radio nationale ukrainienne. Depuis de nombreuses décades, les activités de cet orchestre, créé le 5 octobre 1929, furent d’un grand apport à la culture musicale nationale. Le collectif a produit plus de dix mille enregistrements pour le Fonds de la Radio ukrainienne durant ses 85 années d’existence.
Une collection unique d’œuvres de musique classique nationale, de compositions modernes ukrainiennes et de chefs-d’œuvres de la musique classique universelle a été créée.

L’ensemble, dirigé depuis 2005 par le chef d’orchestre et directeur artistique Vladimir Sheiko, a interprété des chefs-d’œuvre, tels que la Symphonie n° 9 de Beethoven, «L’exécution de Stepan Razin» de D. Shostakovich et «Quand les fougères fleurissent» de Y. Stankovych.

Le 22 juillet, c’est au tour de l’Espagne de dévoiler son charme avec l’Orchestre de chambre «Villa de Madrid» qui a développé depuis sa création une intense activité de concerts. Son vaste répertoire va du baroque aux grandes œuvres du siècle, en accordant une attention prioritaire à la musique espagnole et la diffusion de la musique classique par des cycles d’éducation pour les jeunes et la formation des enseignants.

Le 24 juillet sera une soirée exceptionnelle car cela n’arrive pas souvent de pouvoir fêter les 50 ans de carrière de l’une des plus grandes artistes de la Méditerranée, quelqu’un qui n’a jamais arrêté d’être sur scène. Il s’agit de Maria del Mar Bonet, une des meilleures voix et une des plus remarquables artistes de la culture méditerranéenne.
Une des caractéristiques de ces 50 années dans la carrière de Maria del Mar Bonet ce sont les nombreuses collaborations avec des musiciens, des chanteurs et des artistes procédant de partout dans le monde. Ces complicités lui ont permis de créer d’importantes relations personnelles, mais aussi des travaux artistiques très fructifères et de grande qualité. Pendant l’année de célébration, elle invitera aléatoirement, à quelques-uns de ses concerts, plusieurs de ces artistes. Pour le concert d’El Jem, Maria a invité, pour l’accompagner, le grand violoniste tunisien Fethi Zghonda et son groupe.

La seconde partie de la soirée sera survitaminée avec Amadeus Electric Quartet de Roumanie. Avec une surdose d’énergie, Amadeus recharge les chefs-d’œuvre de musique du temps de Bach ou Mozart jusqu’à aujourd’hui. Les rythmes cha-cha vibrants, l’euphorie d’un boléro, l’énergie du rock & roll, les vibrations de danse moderne sous les succès contemporains … des cordes et des claviers électrifiant le public. Un mélange inhabituel qui permet de mettre la scène musicale dans une perspective surprenante, tout dans un spectacle unique, fascinant pour le public et exclusif en même temps.

Le 29 juillet ce sera au tour de l’Orchestre symphonique civique de Taipei de monter sur scène. C’est le plus grand orchestre symphonique autofinancé et principalement bénévole à Taiwan. À ce jour, l’orchestre a réalisé près de 90 concerts, outre des concerts pour les enfants et des concerts de charité ou pour défendre diverses causes, y compris la recherche sur les droits de l’homme et le cancer, etc. L’orchestre a également accompagné des spectacles d’Opéra et de ballet, tels que La Bohème, Casse-Noisette et Firebird.

Le 5 août, ce sera la traditionnelle soirée de l’Orchestre du bal de l’Opéra de Vienne qui, depuis sa première apparition à El Jem en 1998, revient à chaque fois que l’occasion se présente. Par conséquent, c’est un souhait naturel de l’ensemble de non seulement continuer la tradition de ces tournées, mais de donner aussi un signe de solidarité particulière avec la Tunisie.

Cette soirée tant attendue sera précédée d’un événement inédit dans l’histoire du festival d’El Jem qui, pour la première fois, intègre dans sa programmation une exposition — installation — mapping qui sera à l’accueil du public à 20h00 (soit une heure trente avant le concert) et l’invitera à travers un parcours de sons et de lumières à la découverte de l’univers de la plasticienne Faten Rouissi (voir ci-contre)

La soirée de clôture du 12 août sera signée par notre Orchestre symphonique tunisien avec la participation du guitariste Christophe Denoth qui a apporté une importante contribution aux connaissances sur le répertoire disponible pour voix et guitare et le chanteur italien Gianni Brushi.

Source: allafrica.com

A lire aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *