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Togo: acculé de part et d’autres, Faure Gnassingbé lâché par son ami Ouattara 

FEGLe vent de contestation qui souffle sur le Togo depuis quelques semaines emportera-t-il le président Faure Gnassingbé ? S’il est difficile de répondre avec certitude à cette interrogation, il faut toutefois  souligner que tous les signaux sont au rouge avec des manifestations sporadiques et spontanées de l’opposition aussi bien à l’intérieur du pays que dans la diaspora.

Un mouvement incarné par Tikpi Atchadam, le leader du Parti national panafricain (PNP) qui, dans un élan patriotique, a réussi à mobiliser l’ensemble de l’opposition pour une cause commune : la libération du Togo des mains de la famille Gnassingbé qui dirige le pays depuis cinq décennies.

Pris dans un étau, asphyxié par une vague d’indignations, le chef de l’Etat togolais voit ses soutiens se désolidariser un à un. Eh bien, celui-là qui préfère briller de mille feux aux yeux de la communauté internationale (assurant depuis quelques temps la présidence en exercice de la CEDEAO, une fonction qu’il a démarré tambours battants) voit contre toute attente, sa gouvernance mise à rude épreuve. L’appui de l’occident vole ainsi en éclats. Idem pour ses pairs Africains.

Le discours du président Ivoirien dimanche dernier à l’occasion du 3è congrès ordinaire du RDR à Abidjan, vient sonner le glas au règne de Faure Gnassingbé.

Dans son intervention, Alassane Ouattara a lancé à tous les Chefs d’Etat africains que l’alternance politique est inévitable.

«  Je voudrais dire à mes frères des autres pays que l’alternance est inévitable en Afrique et en Afrique de l’Ouest. Parmi les opposants qui sont présents, je suis sûr que dans quelques années, l’un d’entre vous sera Président de la République de son pays. Et je le vous souhaite », a-t-il déclaré en substance.

Longtemps considéré comme un grand ami et un soutien de taille à Faure Gnassingbé, le président Ouattara qui a renoncé à un 3è mandat à la tête de son pays, n’est manifestement pas prêt à cautionner un pouvoir à vie de son homologue togolais.

Au pouvoir depuis 2005, Faure Gnassingbé demeure le seul dirigeant de l’Afrique de l’ouest qui totalise encore trois mandats. Un contraste avec un vent de renouveau qui souffle sur le continent avec le départ de certains présidents et d’autres qui refusent de briguer un 3è mandat.

A en croire plusieurs observateurs de la scène politique togolaise, même si Faure est conforté dans sa position de « président démocratiquement élu » et entouré d’une nouvelle génération de ministres et conseillers, technocrates, la fin du régime Gnassingbé est proche, le déclin du président Faure est imminent !

 

 

 

 

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