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Mini-jupes, jeans déchirés,…interdits à l’Université de Yaoundé

mini-jupesSituée dans la capitale camerounaise, l’Université de Yaoundé II-Soa, a son propre « code dressing ». Les nouveaux étudiants, à l’orée de cette rentrée universitaire, en ont eu pour leur compte.

Dans le but de promouvoir des comportements vertueux et une éthique convenable en milieu universitaire, le recteur de l’université, Adolphe Minkoa She a mis en place un règlement vestimentaire.

Ce milieu là où tout semblait permis, est désormais régi par des règles: plus question de robes et mini-jupes ne dépassant pas les genoux, les jeans taille basse ou déchirés, les vêtements laissant transparaître les sous-vêtements ou les dessous, les collants, les culottes et les démembrés, les piercing et les chaines autour du pied, les coiffures extravagantes ou fantasques, les fards luxuriants, grossiers ou vulgairement ostensibles, les babouches, sandales et autres chaussures rendant visibles plusieurs doigts et les talons aiguilles.

Des vigiles sont postés à chaque entrée pour veiller scrupuleusement au respect de ce nouveau code vestimentaire. Les contrevenants sont strictement renvoyés chez eux.

Camille Elouna, témoigne : « Toute nouvelle à Soa, je ne savais pas qu’il y avait un code vestimentaire à respecter. Je suis arrivée avec une longue robe décolletée. Mais, le vigile m’a refoulée dès l’entrée du campus ».

Les agents chargés de surveiller la tenue vestimentaire des étudiants prennent très au sérieux leur travail.

« Quand nous leur demandons de ne pas entrer, elles pensent que nous leur faisons du mal. Et, lorsque nous constatons que certaines étudiantes s’entêtent, nous ne leur refusons l’accès car nous savons à quoi elles s’exposent. Non seulement elles n’avancent pas avec les études, mais elles sont exposées au harcèlement sexuel des professeurs, tout comme elles peuvent se faire violer par les groupuscules de fumeur de chanvre qu’on retrouve à certains endroits du campus », affirme l’un d’eux.

Un bel exemple pour cette jeunesse qui tend de plus en plus vers la dépravation.

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