Bawara: « l’exécution des militaires à Sokodé est un acte qui ne restera pas impuni »

BawaraReçu jeudi 9 novembre sur une radio privée de la capitale, le ministre de la Fonction Publique Gilbert Bawara, a dénoncé pêle-mêle, le caractère violent des manifestations de l’opposition au cours de ces dernières semaines au Togo.

M Bawara s’est notamment appesanti sur les violents heurts survenus à Sokodé entre forces de l’ordre et manifestants avec à la clé des pertes en vies humaines, des blessés mais aussi la destruction de biens publics et privés.

Faisant allusion à l’opposant Tikpi Atchadam, le ministre a estimé que son parti, le Parti national panafricain (PNP), est plus attiré par la « violence » et les actes de déstabilisation des institutions de la République qu’autre chose.

« Les gènes de la violence sont  consubstantiels à certains partis politiques mais  la loi est là pour ramener l’ordre et protéger tout le monde », a-t-il martelé.

Des mots très durs à l’endroit du leader du PNP, qui est considéré par le pouvoir comme l’ennemi à « abattre » à toux prix pour son « radicalisme », mieux le nouvel élan qu »il est en train d’imprimer à la lutte démocratique au Togo.

Depuis le 19 août dernier, Tikipi Atchadam a bouleversé l’ordre des choses à travers une mobilisation monstre des Togolais et de la diaspora contre le président Faure Gnassingbé, pour un retour à la Constitution de 1992 dans son état originel.

Dans son intervention, M Bawara a condamné avec la dernière rigueur, la mort en octobre dernier de deux militaires en poste au domicile d’une personnalité dans la ville de Sokodé.

« L’exécution des militaires à Sokodé est un acte grave qui ne restera pas impuni. Ça prendra le temps que ça prendra », a-t-il laissé entendre tout en ignorant le nombres de manifestants tués, blessés  et arrêtés par les forces de l’ordre et de sécurité.

Réagissant sur l’épineuse question relative au « départ sans conditions » du pourvoir, de l’actuel chef d’Etat, exigé par des Togolais, ce membre du gouvernement a soutenu que « Faure Gnassingbé est président par la volonté des Togolais ».

« Il a été élu dans les urnes et si les gens devraient s’engager dans des logiques autres que la logique démocratique pour demander aujourd’hui son départ, d’autres Togolais se mobiliseront demain pour faire partir celui qui viendra aussi », a-t-il estimé.

 

Réagissez sur: http://africatopforum.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *