Ahmed Lahkim: « Les Français ont besoin de résultats positifs « 

 

Ahmed Lahkim (55 ans) est le président du parti politique français l’Union Démocratique pour la Liberté Egalité Fraternité (UDLEF). Dans une interview accordée à Africa Top Success, il évoque les sujets chers à sa famille politique. Emploi, éducation, immigration… Ahmed Lahkim aborde toutes les questions sans langue de bois. Lisez

   L’UDLEF n’est ni un parti de la droite ni un parti de gauche. Comment est ce que vous vous positionnez sur l’échiquier national politique français ?

La France a traversé depuis plus de vingt ans un désert d’idées entre la non reforme du pays et le fait de dresser les citoyens les uns contre les autres. Les trois derniers chefs d’Etat n’ont proposé aux français que diverses formes d’actions sans envergure, dites de gauche ou de droite avec la minceur cadavérique de leur bilan que l’on connaît. Aucun d’entre eux n’a jamais vraiment proposé, ni encore moins mis en œuvre, un projet de société ou un programme conforme à l’idéologie annoncée.

L’alternance de l’échec entre la gauche et la droite de gouvernement a fini par sculpter un nouveau paysage politique dans lequel notre parti UDLEF a pris naissance.

L’Union Démocratique pour la Liberté Egalité Fraternité est un parti politique français laïc indépendant du centre qui concourt à l’expression du suffrage universel. Ses  valeurs sont humanistes, libérales, sociales et européennes.

 

    Quels sont  les grands sujets qui vous préoccupent ?

Il me semble qu’il est temps de penser en dehors des sentiers battus et d’agir avec plus de pragmatisme. L’emploi doit être une bataille quotidienne, non pas une bataille de mots ou de chiffres par medias interposés, mais une bataille menée avec cohérence et constance contre la crise en actionnant tous les leviers nécessaires au redémarrage de la croissance.

Comment envisager plus de compétitivité des entreprises françaises alors qu’elles sont exposées à une fiscalité européenne hétérogène ? Quel peut être le poids de la France au sein de l’Europe qui ne peut s’exprimer d’une seule voix sur la scène politique internationale?

Par ailleurs, notre système scolaire a montré ses limites avec un recul des perspectives d’ascension sociale. Notre système de protection sociale exige de travailler sur des réformes ambitieuses afin de le pérenniser.

Les français ont besoin de résultats positifs concrets afin d’avoir à nouveau confiance en la politique.

L’UDELF est ouvert  aux femmes et aux hommes, de la société civile en prise avec la réalité et le quotidien des français. Nos institutions ont besoin de sang neuf.

   Vous positionnez un candidat pour la 9è circonscription des Français de l’étranger. Plusieurs pays dans cette zone ont le franc CFA comme monnaie. Que répondez-vous à ceux qui pensent que le Franc CFA freine le développement économique des anciennes colonies françaises d’Afrique ?

L’Afrique est un grand continent, par ses forces vives, ses ressources et ses potentialités. Elle doit se prendre en charge, ce n’est plus un continent colonisé. L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique, elle ne doit pas rester otage de son passé, ni de ses problèmes politiques, économiques et sociaux actuels. L’Afrique doit regarder son avenir avec détermination et optimisme, en exploitant tous ses atouts et ses potentialités.

Les pays de la zone du franc CFA doivent renégocier les accords régissant cette monnaie qui représente pour nous un système néocolonialiste du fait qu’il oblige les pays concernés de déposer  50% de leurs réserves au Trésor Français, les privant ainsi de leur liquidités et par conséquent leur faisant perdre une partie de leur souveraineté.

4/ Votre parti opte pour une immigration choisie et  un contrôle des frontières. Etant vous-même un pur produit de l’immigration pensez-vous que ces mesures seront-elles efficaces aussi bien pour la France que pour les immigrés ?

L’immigration est devenu un phénomène anxiogène pour certains, sujet tabou pour d’autres et fait l’objet, depuis plusieurs années, d’une surenchère de mesures sans parler de certaines formulations apparemment anodines dissimulant sous leur ambiguïté une opinion méprisable. Et dans le flou, on a tendance à appliquer le principe de précaution qui met tout dans le même panier : le doute et sa version mordante  la dérision deviennent aussi subversifs que la négation.

C’est dans la reconnaissance de chacun que se joue la vitalité d’une démocratie acceptant la diversité des siens, la pluralité de leurs conditions, la richesse de leurs différences. Aucun système n’est parfait et notre pays a fait face à des vagues migratoires (migrants ou réfugiés) très différentes les unes des autres. Nous sommes donc en mesure de définir de manière précise nos besoins et donc de les accorder avec les demandes.
La France peut ouvrir ses portes pour des raisons humanitaires mais doit exercer aussi un contrôle des candidatures à l’immigration, pour sélectionner celles et ceux qui peuvent contribuer au développement du pays.
Ce difficile équilibre est possible avec des règles clairement définies et expliquées afin de pouvoir accueillir les nouveaux entrants dignement. Ce système fiable, capable de traiter les demandes dans des délais courts doit être assorti d’un éventail d’obligations telles que :

–  les cours de français axés sur les priorités : emploi, logement, éducation, santé, droits et devoirs.

– l’adhésion à un réseau de parrains pour soutenir les enfants issus de l’immigration pendant leur scolarité, avec une réserve citoyenne (bénévoles, retraités, jeunes en service civique) qui accompagnerait les enfants de primo-arrivants.

Ce sont là quelques exemples de notre volonté de créer des liens intergénérationnels en favorisant la mixité sociale.

Plusieurs gouvernements ont annoncé la fin de la France-Afrique, or nous savons que la position de la France face à l’Afrique a très peu évolué.

De manière plus large l’Europe a un rôle important à jouer pour aider de nombreux pays à tendre vers plus d’autonomie et d’indépendance. L’Europe se doit de développer des projets ciblés et concrets, permettant aux populations de vivre dignement dans leur pays.

5/ Quelles sont attentes pour la prochaine élection  des conseillers consulaires ?

Les conseillers consulaires sont des élus de proximité, des élus locaux. Ils sont le relais entre les citoyens français établis à l’étranger et les représentants de l’État. Leur rôle est donc crucial pour remonter les informations relatives aux questions sociales, à l’enseignement ou la sécurité et faciliter l’attribution par exemple des allocations de secours pour les personnes âgées, ou les bourses scolaires pour les enfants.
L’UDLEF espère pouvoir accueillir les candidatures de citoyens et de citoyennes à l’écoute, impliqués dans les questions sociales qui une fois élus représenteront de manière efficace et pragmatique les français auprès des Consulats et Ambassades de France.

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