Israël : entre l’expulsion et la prison, les migrants africains doivent choisir

Les migrants en situation irrégulière en Israël sont dans le tourment. Ils sont sommés de plier bagage d’ici fin premier trimestre 2018 au risque de passer de longues années derrière les barreaux.

Cette mesure qui vise à « faire partir les migrants entrés illégalement » concerne environ 4000 étrangers, majoritairement des Érythréens et des Soudanais.

« Les migrants qui accepteront de partir se verront pour leur part remettre un billet d’avion et près de 3 000 euros. Après la date du 1er mars, il sera encore possible pour ces personnes de quitter volontairement Israël, mais la prime au départ sera dégressive… Et ceux qui refuseront seront emprisonnés », a prévenu le ministère de l’Intérieur.

Dans la mise en œuvre de cette mesure, le pays a signé des accords avec le Rwanda et l’Ouganda pour accueillir les migrants volontaires.

Selon l’hebdomadaire JeuneAfrique, « les migrants sont pour la plupart entrés illégalement en Israël via le Sinaï égyptien à compter de 2007. Ce flux a été stoppé par la construction par l’État hébreu d’une clôture électronique le long de la frontière avec l’Égypte ».

Pour rappel, les centres de rétention ouverts dans le sud du pays où près de 1 500 migrants étaient soumis à un régime de semi-liberté seront fermer dans les jours à venir.

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