Du ghetto au palais présidentiel, George Weah fait certaines révélations

Du ghetto au palais présidentiel, George Weah fait certaines révélations

Récemment élu président de la République Libéria, George Weah fut l’un des attaquants les plus prolifiques du football européen des années 90. Des bidonvilles de Monrovia au Milan AC en passant par Tonnerre de Younadé, le ballon d’or européen (1995) parle de sa vie et de son parcours de footballeur qui lui a d’ailleurs ouvert la voie de la magistrature suprême.

“Je suis né au Liberia, plus précisément à Monrovia. Mes parents étant séparés, j’ai grandi avec ma grand-mère dès l’âge de deux ans jusqu’à mes dix-neuf (19) ans lorsque je quittais le Liberia pour le Cameroun.

Je n’ai pas eu l’occasion de connaître mon père. J’ai grandi dans la rue avec cette étiquette de mauvais garçon mais ma grand-mère était là pour moi. J’ai suivi ses conseils. Elle a su me mettre en confiance. J’ai pratiqué le sport avec mes amis dans les quartiers comme tous les enfants en Afrique. J’avais une passion pour le football. J’allais jouer tous les jours même si je n’avais pas de quoi manger, j’étais content de jouer. C’était très difficile. J’ai une eu une enfance noire mais il faut passer par là pour devenir quelqu’un.

Un jour il y’avait un tournoi que le Tonnerre de Yaoundé est venu superviser au Libéria, les dirigeants m’ont vu jouer, ils m’ont intégré dans leur équipe et je suis allé au Cameroun. J’ai signé un contrat de trois (03) ans. Cinq (05) mois plus tard, j’ai rencontré Monsieur Claude Leroy qui m’a dit que George tu es un bon joueur pourquoi tu n’es pas en France? Je lui ai répondu que parce que dans mon pays il n’y a personne qui vient chercher les joueurs.

Claude Leroy était très gentil. Il a appelé son ami Arsène Wenger. Ils sont venus au Cameroun pour me voir jouer. Après le match contre Kibo du Nigéria, ils m’ont fait signer un contrat provisoire pour Monaco.”, a raconté George Weah en septembre 2013 sur le plateau de l’émission le Club de Beinsport.

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