Golfe de Guinée: le « Marine express » enfin relâché, des complicités au Bénin évoquées

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Bonne nouvelle ! Le « Marine express » qui était aux mains des pirates depuis le 1er  février a été relâché . Ce pétrolier qui était porté disparu dans le golfe de Guinée au large de Cotonou (Bénin), avec à son bord, 22 membres d’équipage de nationalité indienne et 13 500 tonnes de carburant, est désormais libre.

C’est la compagnie maritime Anglo-Eastern, armateur du pétrolier battant pavillon panaméen qui a annoncé la bonne nouvelle ce mardi 6 février à travers un tweet : « Le Marine Express est maintenant de retour sous le commandement de son capitaine et de son équipe », s’est réjoui l’entreprise basée à Hong Kong avec une précision de taille selon laquelle les 13 500 tonnes d’essences étaient restées à bord.

On ignore pour le moment les circonstances dans lesquelles le navire a pu être récupéré mais aussi les conditions dans lesquelles il a été pris en otage. Aussi, l’entreprise n’va-t-il pas précisé si elle avait versé une rançon en échange de la libération du navire et de ses 22 membres d’équipage indiens.

Pour Sushma Swaraj, la ministre indienne des Affaires extérieures, le pétrolier a été « relâché ». Elle a d’ailleurs remercié le Bénin et le Nigeria pour son soutien. Du côté de la marine béninoise, on indique ne pas avoir participé à une opération de sauvetage, mais avoir été informé ce matin du dénouement heureux. Des zones d’ombre persistent toujours.

Des complicités au Bénin ? C’est du moins ce que pense le directeur du BMI, Pottengal Mukundan. Pour lui, les pirates pourraient bénéficier de coup de mains de certaines personnes du côté du pays de Patrice Talon. Il allègue la présence probable d’une cellule à Cotonou qui permettrait aux pirates d’aborder les bateaux, d’en prendre le contrôle, de les amener dans les eaux internationales ou dans les criques nigérianes en attendant le paiement d’une rançon.

Dans certains milieux autorisés, on évoque la probabilité d’un versement de rançons puisqu’en janvier dernier, le MT Barret, un autre navire avait été pris en otage sur les mêmes côtes et il avait fallu monnayer son relâchement.

 

 

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