Les praticiens hospitaliers du Togo annoncent encore deux jours de grève

Après avoir observé des sit-in pour réclamer la mise en œuvre de façon urgente de certaines revendications sans succès, le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a décidé de corser le mouvement.

Ainsi, les 31 janvier et jeudi 1er février derniers, ils ont observé une grève sèche dans les centres de santé publics sur toute l’étendue du territoire. Mais visiblement, les lignes ne semblent pas bouger. C’est pour cela qu’ils viennent d’envoyer un courrier à leur Ministre de tutelle l’informant d’un nouveau débrayage.

Dans une lettre en date du 2 février 2018, le SYNPHOT a informé le ministre de la Santé d’une nouvelle cessation de travail les 7 et 8 février prochains. Pour cause, les doléances posées et pour lesquelles ils avaient observé récemment une grève de mécontentement, n’ont pas trouvé d’échos favorables.

Le syndicat exige entre autres, la restauration dans leurs droits, des huit agents du centre médico-social de Bè-Kpota abusivement licenciés en juin 2017, la régulation de la situation du personnel non fonctionnaire de la santé par son intégration à la Fonction publique, de même que les internes dans les hôpitaux à la fin de leurs 4 années d’internats.

La prise de mesures urgentes pour le rééquipement optimal des structures sanitaires publiques autorisant la continuité de l’administration des soins, avant la construction et l’équipement d’au moins deux CHU modernes, l’un dans la région méridionale et l’autre dans septentrion et la finalisation et adoption du statut particulier du corps de la santé ainsi que celui des internes des hôpitaux figurent également dans les revendications. Ils demandent aussi des mesures urgentes pour assurer la sécurité des agents de santé sur leur lieu de travail

Le secteur de la santé au Togo risque de connaitre encore des heures sombres dans l’avenir si les deux parties ne trouvent pas très vite un terrain d’entente puisque les médecins comptent reconduire le mot d’ordre de grève sans préavis, si d’ici là, les lignes ne bougent pas.

 

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