Buhari sur la crise togolaise: « les transitions politiques pacifiques ne sont plus négociables » 

Faure-Buhari

Le Nigéria, la puissance incontestable dans la région ouest-africaine joue un rôle non moins négligeable dans la résolution de la crise togolaise. Son président Muhammadu Buhari a dès le début de cette crise manifesté sa crainte de voir s’enliser la crise togolaise, ce qui aura sans doute des répercussions sur les autres pays.

Il est revenu à la charge et se dit d’ailleurs favorable à une transition démocratique pour une sortie de crise. Il a réaffirmé sa position devant le nouvel ambassadeur du Togo au Nigéria qui lui remettait sa lettre de créance ce jeudi 8 février à Abuja.

Le président nigérian est connu pour quelqu’un qui ne fait pas dans la dentelle. Il l’a une fois prouvé en étant direct avec son interlocuteur togolais. Dans un discours précis et concis, il a donné sa position dans la crise togolaise.

Pour lui, « transitions politiques pacifiques » n’étaient « plus négociables » en Afrique de l’Ouest, craignant que toute crise politique ne déborde sur les pays voisins. Le président nigérian a été le premier chef d’Etat de la région à donner son avis sur cette nouvelle crise togolaise, en exprimant son inquiétude par rapport à « l’instabilité politique » qui règne dans ce pays.

« L’instabilité au Togo aura des conséquences régionales et nous devrons payer le prix du développement », a indiqué le président Buhari lors d’une rencontre avec son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, lors du récent sommet UA-UE d’Abidjan .

La CEDEAO prend une part active dans la résolution de la crise togolaise, en témoignage le travail remarquable qu’abat les médiateurs désignés par cette communauté. Il s’agit entre autres, du Ghanéen Akuffo Addo et du Guinéen Alpha Condé, à qui se sont ajouté d’autres Chefs d’Etats.

« Au sein de la CEDEAO (Communauté Economiques des Etats d’Afrique de l’Ouest), nous travaillons à consolider nos relations afin d’assurer la paix et la prospérité pour nos futures génération », a expliqué le président nigérian, ajoutant que cela ne pouvait se faire qu’à la condition d’une « transition pacifique ».

Lors de l’entretien, les deux personnalités n’ont pas directement mentionné la crise togolaise, mais il est évident que c’est d’elle que parle M. Buhari. Lene Dimban, le nouvel ambassadeur a pour sa part, témoigné de sa totale confiance au président Nigérian. « En tant que grand frère, le Nigéria à un rôle important à jouer dans la sécurisation et la stabilisation de la sous-région et nous aurons toujours confiance en lui », at-il dit.

Muhammadu Buhari sera-t-il entendu par les protagonistes de la crise togolaise ? l’avenir nous le dira, en attendant, le dialogue politique s’ouvre ce 15 février.

 

 

 

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