« Viol collectif » au Mali: une dizaine d’interpellations !

Viol collectif

L’affaire faire grand bruit depuis quelques jours au Mali. La publication sur internet d’une vidéo à caractère pornographique a déclenché l’indignation d’une grande partie de la population. D’autres vidéos à caractère pédophile et portant sur un viol collectif ont ensuite provoqué la colère de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme. Elles ont exigé l’ouverture d’une enquête. Des voix les plus écoutées de la société féminine et des acteurs œuvrant pour la cause féminine ont demandé l’arrestation des personnes impliquées dans « ces actes indignes ».

La Brigade des mœurs de Bamako et la police judiciaire malienne n’ont pas traîné pour réagir. Trois jours après la publication des vidéos, elle a mis la main sur une dizaine de personnes. Ces dernières sont âgées de 16 à 25 ans. Au total quatorze individus impliqués dans la publication des vidéos à caractère pédophile et pornographique sont mis aux arrêts. Concrètement, trois personnes ont été arrêtées concernant le viol collectif dans un quartier de Bamako.

Quant à la vidéo pédophile montrant un septuagénaire avec une mineure, la police a également ouvert une enquête. Cela lui a permis d’arrêter l’homme. Les organisations se sont réjouies de la réaction de la police malienne. Même six personnes ont été arrêtées par la police pour avoir enregistré et diffusé une vidéo à caractère pornographique. Une source proche de la police malienne explique ces personnes ont agi pour faire chanter un homme.

Appel à une législation

Les organisations demandent que des sanctions exemplaires soient infligées aux coupables. A l’Association malienne de défense des droits de l’homme (AMDH), on estime qu’il est désormais nécessaire que l’Etat légifère en la matière. Pour Me Moctar Mariko, président de l’AMDH, l’adoption d’une loi sur les violences basées sur le genre devient urgente. D’autres associations expliquent que l’absence d’un cadre législatif encourage des personnes à s’adonner à tels actes. « Il faut que des sanctions soient instaurées. Cela va décourager les violeurs et les pédophiles », explique un autre membre d’une organisation locale.

Du côté de l’Etat, on déclare que tout sera mis en œuvre pour mettre fin à ces violences basées sur le genre. Des autorités gouvernementales et celles de Bamako ont particulièrement pris position pour que des dispositions soient prises dans ce sens. Selon une étude de Wildaf-Mali, chaque année, près de 300 femmes sont violées dans le pays. Me Moctar Mariko affirme que cela doit changer. Pour le défenseur des droits de l’homme, les juridictions maliennes ont tendance à correctionnaliser les actes de viols. « Le viol est un crime dans la loi malienne. Mais bien trop souvent ces affaires sont régler en interne, dans le cercle familial. Il faut que cela change, c’est un fléau ravageur », insiste t-il.

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