RDC : L’église maintien les manifestations anti-Kabila

Eglise RDC

L’Église catholique congolaise reste intransigeante. Elle a annoncé ne pas abdiquer dans la lutte contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila. De nouvelles actions des fidèles vont se poursuivre. Le message a été porté ce vendredi au cours d’une messe d’une messe en hommage aux victimes de la répression de la marche du 21 janvier. Une manifestation qui avait été initiée par le comité laïc de coordination (CLC), un collectif proche de l’Église catholique.

C’est donc dans un tonnerre d’applaudissement des fidèles présents à la cathédrale Notre-Dame que l’abbé François Luyeye  a indiqué : « La marche des chrétiens ne s’arrêtera pas. Nous avons le devoir sacré de continuer le bon combat pour l’émergence d’un Congo nouveau. Les initiatives du Comité laïc de coordination sont à applaudir, et nous en attendons d’autres. En agissant ainsi, vous démontrez que vous êtes l’Église (…). N’en déplaise à ceux qui croient que la foi doit être enfermée dans la sacristie ». Cet abbé François Luyeye est connu en RDC pour ses prises de positions contre le gouvernement en place.

Des déclarations qui ont été tenues en présent de  l’archevêque de Kinshasa qui a présidé la messe. Laurent Monsengwo , 78 ans reste toujours très critique envers le régime Kabila.

Plusieurs personnalités de l’opposition ont participé à cette célébration à la cathédrale. Au cours de la messe, un clin d’œil particulier à été fait à une aspirante à la vie religieuse qui a également perdu sa vie dans la répression du 21 janvier. La jeune fille de 24 ans avait été tuée juste devant l’église Saint-François de Salles à Kinshasa.

Des voix de l’Eglise catholique de la République démocratique du Congo ont dénoncé les menaces contre les chrétiens. « Nous sommes devenus la cible de leur terreur. Des prêtres sont fréquemment molestés, insultés même à travers les médias de l’État, brutalisé, arrêtés en pleine exercice de leurs services pastoraux », a fustigé l’abbé, Jean-Marie Konde au cours de la messe.

La préoccupation fondamentale de l’église catholique c’est surtout une précision que le président doit apporter. Elle exige du président Kabila, dont le deuxième et dernier mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il ne se représentera pas à la prochaine présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

Au cours d’une conférence de presse le 26 janvier dernier, le président de la RDC n’était pas passé par quatre chemins pour fustiger les dernières prises des positions de l’église. « Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » avait déclaré Joseph Kabila qui estime que l’église a un autre rôle que de se mettre dans le jeu politique.

 

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