Pour Zineb Abbad El Andaloussi, l’Afrique représente une opportunité pour les investisseurs

L’Afrique est le continent de l’avenir. C’est une évidence et les uns et les autres se bousculent pour y investir. La Franco-Marocaine Zineb Abbad El Andaloussi, Directrice Générale au sein de la société d’investissement Helios Partners, qui était la « Grande Invitée » de l’économie RFI-Jeune Afrique samedi dernier, n’a pas dit le contraire. Pour elle, les investisseurs ont pris conscience de l’opportunité que peut représenter l’Afrique.

Pour elle, le regard sur l’Afrique a changé. « Quand j’étais banquière d’affaires, très souvent je passais plus de temps à convaincre les investisseurs de l’intérêt que constituait le fait d’investir en Afrique, qu’à présenter la cible que je leur proposais. Désormais, ils ont une vraie conscience des opportunités, même s’ils appréhendent mal les risques politiques et opérationnels », a-t-elle souligné.

L’Afrique a fait des progrès remarquables en matière de bonne gouvernance même si beaucoup d’efforts restent à consentir. « Beaucoup de chemin a été accompli sur les sujets de l’éthique et de la gouvernance dans les entreprises africaines. Mais beaucoup reste à faire. C’est fondamental. Nous accompagnons les sociétés pour leur faire prendre conscience du fait que la bonne gouvernance est un facteur de croissance et de création de valeur. En tant que fonds soutenu par des bailleurs internationaux, nous n’avons pas le choix, et à titre personnel, je pense que c’est une très bonne chose », a-t-elle déclaré

Helios Partners est à ce jour, le plus important capital-investisseur exclusivement africain. Elle a été créé par des Africains pour des Africains. Le gestionnaire de tours télécoms Helios Tower Nigeria a été son tout premier investissement. Elle vise à donner au continent les moyens de maîtriser son propre développement.

Zineb Abbad El Andaloussi a rejoint cette équipe avec, dit-elle pour développer leur présence en Afrique francophone qui, représente aujourd’hui 30 % de leur portefeuille. Le but est de porter cette part à 40 %. Elle fait de l’Intégration régionale un autre cheval de bataille et elle pense principalement au Maghreb dont elle est originaire.

« J’appelle de tous mes vœux l’intégration économique des pays du Maghreb. Je pense que c’est le meilleur chemin à prendre et j’espère qu’un jour, nous avancerons dans cette direction », a-t-elle conclu.

 

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