Togo: six mois de manifestations de rue, des centaines de milliards envolés !

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C’est une évidence. L’économie togolaise est en berne. Six mois de manifestions de rue contre le régime de Faure Gnassingbé (au pouvoir depuis 2005), grèves à répétition dans les secteurs clés, le front social en ébullition, …tous les indicateurs sont au rouge.

La baisse du trafic de camions au Port autonome de Lomé, la fermeture temporaire des banques faute de connexion internet, la fermeture des complexes hôteliers faute de clients, sont par ailleurs les conséquences des manifestions publiques de l’opposition. Le ralentissement de l’économie s’explique également par la baisse du chiffre d’affaires de certains commerçants qui ferment leurs magasins avant le passage des manifestants par crainte d’actes de vandalisme et de pillage.

Face à cette situation peu reluisante, le gouvernement togolais déplore une perte de plusieurs milliards de francs CFA depuis le début des mouvements de contestation vis à vis du pouvoir de Lomé.

De sources proches du Conseil National du Patronat, relève Messan Agbéyomé, ancien Premier ministre et patron du parti Obuts, le « Togo a perdu entre 30 et 40% de ses activités ».

Pendant les six mois, a-t-il souligné, « je considère que nous avons perdu des centaines de milliards car un budget général évalué à 1200 milliards, suppose que nous devons réaliser des recettes fiscales de plus de 100 milliards tous les mois pour espérer qu’à la fin de l’année nous n’ayons pas de difficultés budgétaires ».

« L’impact est réel, les hôtels qui se ferment et les petits commerces tournent au ralentis », a-t-il déploré.

Le président de l’Association de veille économique du Togo, Thomas Kounou, indique pour sa part que le Togo perd des milliards par jour de manifestation de rue.

Dans un pays marqué par une crise sociale aiguë, les déflatés de l’Hotel Palm Beach vont rejoindre la vague des chômeurs qui constituent une bombe à retardement.

Dans sa parution No.677 du 2 février 2018, L’Alternative évoque également le cas de  l’hôtel du 2 Février précédemment Radisson Blu. Un « naufrage », selon le journal.

Avec cette rareté de clients, comment les promoteurs vont-ils rembourser les milliards pris dans les banques togolaises et régionales pour sa rénovation? L’on s’interroge.

L’hôtel Sancta Maria en bordure de mer, n’échappe pas non plus à cette tempête. Depuis le mois de décembre, renseigne la même source, ce grand hôtel aussi a sensiblement réduit les jours de travail de son personnel. « C’est désormais 15 jours dans le mois pour tout le monde, avec des incidences sur les salaires », écrit L’Alternative.

A noter enfin que des sources évoquent la délocalisation de plusieurs entreprises et sociétés du Togo vers le Ghana voisin.

 

 

 

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