Côte d’Ivoire: l’appel pressant de Nayanka Bell à Ouattara

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nayankaNayanka Bell, cette icône de la musique ivoirienne, harcelée depuis prêt de 20 ans par la justice de son pays pour une histoire de terrain, n’a pas encore dit son dernier mot. Un litige foncier met en cause l’artiste et la famille Abéouchi d’Agboville en Côte d’Ivoire.

Même si cette situation a contraint ses nerfs à la lâcher à un moment donné, l’artiste se dit « déterminée » pour la bataille.

« On me condamne aujourd’hui à payer 160 millions à des squatteurs sur un jugement basé sur du faux. Aujourd’hui, j’en suis malade, déprimée. Me demander de payer 160 millions, c’est comme si on voulait me ruiner, me tuer. J’ai perdu confiance en notre justice. Je suis très déçue. Parce que c’est une cabale venant de gens malfaisants qui veulent faire du faux pour me déposséder de mes terres. Ces terres représentent ma vie. Elles représentent tout un projet, un rêve, c’est la vie de mon défunt père, la vie de ma mère, la vie de mes enfants et de mes petits enfants. Je considère que c’est un patrimoine qui appartient à ma famille. Jusqu’à mon dernier souffle. Je ne reculerai pas, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cette affaire soit réglée comme il le faut. C’est un droit, le droit d’une citoyenne qui est martyrisée dans son propre pays », déclara-t-elle avec véhémence.

Pour la fille de l’artiste, cette affaire ressort de l’acharnement pur et simple contre la personne de sa mère : « Ma mère a été humiliée et salie depuis le déclenchement de cette affaire qui dure depuis maintenant 20 ans. Quand ça a commencé, j’étais toute petite. Elle a jusque-là respecté toutes les procédures requises pour préserver ses terres. Avec cette affaire qui ne finit pas, c’est sa santé qui est mise en mal. Ça me fait mal au cœur, parce c’est pour nous, mon frère et moi qu’elle se bat. On pouvait rester en France comme certains de nos amis, mais elle nous a toujours inculqué que notre patrie, c’est bien la Côte d’Ivoire. Pourquoi lui en veut-on ? ».

L’artiste avoue qu’elle n’a plus aucune confiance en la justice de son pays et en appelle au soutien du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara et de la première dame pour une solution définitive à ce conflit qui perdure.

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