Sénégal: la mise en circulation des tricycles fait des mécontents

TricycleEn Afrique, une bonne partie du transport urbain est assurée par les taxi-motos. Communément appelés « Zémidjan » au Togo et « Taxi-Jakarta » au Sénégal, ces vélomoteurs sont impliqués dans plus de 75% des accidents sur les voies urbaines au pays de Macky Sall.

En vue de lutter efficacement contre l’insécurité routière, le gouvernement sénégalais ambitionne d’introduire plus de 600 tricycles en circulation à partir du 1er  janvier 2008. L’ambition étant de faciliter le transport urbain dans 12 des 14 régions du Sénégal.

Mais, le projet semble boycotté par les habitants de la ville de Thiès. Des voix discordantes s’insurgent  contre l’adoption de ce mode de transport, jugé « dangereux ».

Certains responsables municipaux demeurent sceptiques par rapport au bien fondé de ce projet. Selon Ousmane Diagne, conseiller municipal de la ville de Thiès, cité par le 360 Afrique, « les autorités locales ont décidé d’introduire de nouveaux agents de la mort dans la ville ».

Avec ce moyen de transport, ironise-t-il, « la capitale du rail va devenir capitale des tricycles alors que nous sommes une génération qui réfléchit en termes de Métro-Tramway-TGV ».

Il appelle donc la population à s’opposer à leur introduction. « Il faut dire NON à ces gens qui roulent en Mercedes et qui veulent que les populations de la ville se mettent à 6 dans un tricycle », s’est-il offusqué.

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