Kemi Séba: « Et j’ai compris que le racisme ne disparaîtra jamais »

Figure emblématique du radicalisme noir , le Franco-béninois Kemi Séba annonce de nouvelles actions politiques pour les jours à venir pour le compte de son association « Urgences panafricanistes ». Dans une récente publication sur sa pape Facebook, l’activiste panafricain, engagé contre le CFA, a de nouveau fustigé le néocolonialisme et le racisme sous toutes ses formes. Vilipendé, stigmatisé et traité de macaque dès sa tendre enfance en France, à cause de la couleur de peau, Kemi Seba dit qu’il préférait être un singe qu’un porc sauvage tels que ceux qui s’insultaient. Fort de tout ceci, « (…) j’ai compris, que le racisme ne disparaîtra jamais. JAMAIS ». Il invite l’Afrique à chasser les « colons » de ses terres, pour se faire enfin respecter.

Lire l’intégralité de sa publication  

« Petit, lorsque l’on me traitait (régulièrement) de sale singe dans les villages les plus racistes de France des années 1980 (avant que je n’arrive en banlieue parisienne à 14 ans) , je répondais aux abrutis qui avaient ce réflexe de m’insulter à cause de la couleur de ma peau, que dans la jungle, l’animal le plus malin était le singe. Et que je préférais donc être un singe qu’un porc sauvage tels que ceux qui m’insultaient.. En grandissant, je rêvais un temps ardemment que le racisme disparaisse et que les Hommes ne soient plus jugés en fonction de leurs couleurs mais en fonction de leurs actes.

Puis j’ai grandi. Et j’ai compris, que le racisme ne disparaîtra jamais. JAMAIS. Qu’il est inhérent au capitalisme, consubstantiel à l’existence même de la domination des élites occidentales.

Et j’ai observé, comment les chinois, hier méprisés et raillés par l’Occident, sont devenus aujourd’hui un peuple craint de tous.
Lorsque les chinois ont mené leur révolution politique et culturelle pour obtenir la souveraineté chez eux, le cours de l’Histoire a changé. Ils n’ont pas eu besoin de demander du respect, ils l’ont imposé.

Et j’ai saisi, que tant que nous ne serons pas puissants sur nos propres terres, et libérés de la domination politique et économique de l’oligarchie occidentale, que ce soit en Afrique ou dans les Caraibes, nous serons toujours ostracisés, attaqués, vilipendés partout où nous allons.

Le système occidental, malgré ses grands sourires, et ses déclarations humanistes, ne nous aimera jamais. Mais le jour où nous serons capables de nous autodéterminer, et de le CHASSER DE NOS TERRES, il commencera par nous craindre. Et pour cette société barbare, la crainte est la mère du respect.

Beaucoup des nôtres ont voulu en vain durant des années, changer la société des « Hommes Blancs ». Certains sont morts pour cela. Nous sommes en 2018, et la négrophobie est toujours là. Elle le sera toujours, tant que nous prioriserons notre volonté de changer les mentalités des élites en Occident, au lieu de songer à libérer nos terres d’abord.

On ne sera jamais traités en pierres précieuses tant que nos pays seront gérés par nos dirigeants en porcheries.
Nous serons craints et traités comme des bijoux, partout dans le monde le jour où nous aurons fait de nos pays ce qu’ils méritent d’être, à savoir des bijouteries.

Je remercie malgré cela les abrutis d’H&M. Car après tout, à chaque acte négrophobe posé, ce sont des milliers de frères et sœurs qui cessent de croire en l’Humanisme mensonger tant promu par l’Occident, et qui commencent à se concentrer sur leur propre continent.

Rendez vous d’ici peu de temps. De nouvelles grosses actions politiques sont en préparation.

Kemi Séba

 

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