L’année 2018 sonne le glas du concubinage au Burundi

Plus de concubinage, place à l’union des couples au Burundi. En mai 2017, le président Burundais Pierre Nkurunziza avait donné l’ultimatum aux couples non officiels. En faveur d’ « une campagne de moralisation de la société » et dans le souci de « réduire la démographie galopante », tous les couples officieux devraient régulariser leur situation au plus tard le 31 décembre dernier.

Cette exigence de la part du gouvernement est fort décrié par les Ong de défense des droits de l’homme qui y trouvent une « atteinte » à la liberté individuelle de deux adultes, décidés à vivre ensemble sans le mariage.

Néanmoins, le retour est positif de la part de la population. “Quand vous régularisez le mariage, la cohabitation devient très bonne, les échanges dans le couple sont bons, et le mari ne pense pas à chercher une autre femme, parce que la femme est protégée par la loi. Après régularisation, j’ai beaucoup gagné parce qu’avant, il y avait des conflits entre nous, et il me disait qu’il peut même me chasser et se marier à une autre. Mais aujourd’hui, c’est fini, je me sens vraiment chez moi”, témoigne une femme.

« ..Aujourd’hui, on s’entend bien. Et nous avons même fait des efforts pour construire une maison, cultiver des champs. Vraiment, on ne se cache rien. Mais avant quand je rentrais tard, elle disait que j’étais chez d’autres femmes, les concubines », témoigna un homme.

Cette loi est très appréciée par la majorité des couples. D’après le ministre de l’intérieur et de la formation patriotique, Térence Ntahiraja, cette mesure vise par ailleurs à protéger les femmes. Dans le concubinage, elles sont les plus défavorisées.

Réagissez sur: http://africatopforum.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *