George Weah: Monsieur le président et l’espoir de tout un peuple !

La légende du football George Weah a prêté serment lundi 22 janvier 2018 comme président du Liberia devant des milliers de partisans en liesse. L’événement est historique dans la mesure où il s’agissait de la première passation de pouvoirs entre deux présidents élus depuis 1944. La cérémonie de prestation de serment s’est déroulée dans le stade Samuel Kanyon Doe, plein à craquer.

Si Ellen Sirleaf est parvenue à maintenir la paix après une guerre civile particulièrement atroce qui a fait quelque 250 000 morts entre 1989 et 2003, son bilan économique et social demeure moins reluisant, avec un taux de chômage galopant et une pauvreté endémique.

Le nouveau président devra donc faire face à de lourds défis, comme maintenir la paix et développer l’un des pays les plus pauvres du monde.

Plaçant son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption, Geroge Weah tend la main aux investisseurs internationaux tout en garantissant un meilleur climat des affaires.

Au plan national, il a insisté sur le rôle du secteur privé, soulignant que son gouvernement supprimerait les tracasseries administratives qui freinent la création des entreprises.

« Nous voulons qu’on parle de nous comme d’un gouvernement favorable au secteur privé. Nous voulons faire tout en notre pouvoir pour créer un environnement favorable aux investisseurs transparents et de bonne foi. Nous allons nous débarrasser de réglementations administratives superflues qui tendent à freiner la création d’entreprises rentables. Alors que nous ouvrons nos portes à l’investissement direct étranger, nous gardons à l’esprit l’importance d’empêcher la marginalisation des entreprises libériennes. Nous ne pouvons nous contenter d’être les spectateurs de notre propre économie », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le président Weah a expliqué que les fonctionnaires seraient augmentés car, soutient-il, « ils méritent un salaire décent ».

Un discours globalement captivant mais dont la matérialisation demeure un défi. Par quelle alchimie George Weah parviendra à augmenter les salaires des infirmières, médecins et enseignants, si les finances publiques libériennes restent en priorité tributaires d’aléatoires rentes minières et forestières ? S’interroge un observateur.

Rappelons que le président du Togo, Faure Gnassingbé, qui préside la CEDEAO, ainsi que ses homologues du Ghana, du Gabon, du Congo et du Sénégal, mais aussi des légendes de foot, ont pris part à la cérémonie d’investiture de Mr Weah.

A noter que George Weah succède ainsi à Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’État en Afrique en 2005, qui quitte le pouvoir après deux mandats de six ans. Une belle leçon de démocratie pour ses pairs qui continuent de s’accrocher au pouvoir malgré une vague de contestation qui secoue leurs pays.

 

 

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