Violentes manifestations en RDC: la guerre des chiffres entre gouvernement, organiseurs et l’ONU

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Kinshasa respire le calme ces dernières 24 heures après de violentes manifestations qui ont secoué la capitale de la République Démocratique du Congo (RD Congo), dimanche dernier.

Pour rappel, le Comité laïc de coordination, majoritairement composé de catholiques, avait manifesté contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila, une manifestation sauvagement réprimée par les forces de l’ordre.

Le gouvernement parle de quatre morts dont un policier, l’Onu avance cinq pertes en vies humaines  à Kinshasa et de 141 interpellations dans le reste du pays, tandis que les organisateurs de la marche de protestation avancent le nombre de dix tués.

A la veille de ces manifestations « interdites », l’internet avait été coupé sur instruction des autorités congolaises, a constaté l’AFP.  Mardi, la même source informe que l’internet et les SMS ont été rétablis dans la capitale et en province.

Alors que le secrétaire général e de l’ONU, Antonio Guterres appelle forces de sécurité et gouvernement congolais à la retenue, le Comité laïc de coordination compte poursuivre sa logique de défiance vis-à-vis du régime en place, en prévoyant de nouveaux mouvements d’humeur.

Il faut souligner que la pomme de discorde demeure la non-application de l’accord dit de la Saint-Sylvestre par le régime Kabila. Cet accord, signé fin 2016, prévoyait l’organisation d‘élections avant la fin de l’année 2017 et avait été parrainé par la Conférence des évêques du Congo (Cenco).

 

 

 

 

 

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