Le Togo largement représenté dans les 100 personnalités africaines 2017 du magazine New African.

Le Togo largement représenté dans les 100 personnalités africaines 2017 du magazine New African.

La version française du magazine New African, comme de coutume, rend public chaque année le palmarès des 100 personnalités africaines qui ont marqué le continent. Ce journal vient de publier les personnalités de l’année 2017. Bien évidemment le Togo est largement représenté.

Dans sa parution N°57 de février 2018, le magazine New African a rendu public les 100 personnalités qui se sont distingués au cours de l’année 2017. Plusieurs Togolais en font partie. Ils sont aussi bien des acteurs politiques, culturels, économiques que sportifs.  Il s’agit, entre autres, de :

-Brigite Adjamagbo Johnson : À 60 ans, Brigite Adjamagbo Johnson incarne au Togo l’espoir de tout un peuple. À la tête du plus grand regroupement de l’opposition togolaise (CAP 2015) depuis octobre 2014, elle a su s’imposer comme la femme politique la plus influente dans un contexte actuel de crise politique et de contestation populaire. Secrétaire générale de la CDPA (parti d’opposition d’obédience socialiste), cette brillante universitaire sortie de la Sorbonne, que sa crédibilité impose naturellement, sera au cœur des négociations et autres dialogues pour la sortie de crise.

-Tikpi Atchadam : Ce trublion de 50 ans aura mené entre panique et insomnie le régime de Faure Gnassingbé depuis plusieurs mois. Presque inconnu de la classe politique il y a un an, Tikpi Atchadam est devenu, depuis la marche de protestation du 19 août 2017, le symbole de l’émergence d’une nouvelle classe politique au Togo. Président du Parti national panafricain (PNP), ce juriste formé en Allemagne a su compter sur la détermination des Tem, ethnie du centre du pays et majoritairement musulmane. Jouissant d’une grande popularité au sein de la diaspora, disposant d’un discret réseau de soutiens parmi des diplomates occidentaux et les investisseurs africains, il joue sur l’usure du pouvoir de Lomé.

-Charles Gafan : À la tête de Bolloré Togo depuis une décennie, ce financier s’est imposé par sa connaissance de la maison où, pendant trente ans, il a gravi avec la patience qui le caractérise tous les échelons. Son plus grand défi, la construction du troisième quai au Port de Lomé, aura nécessité 300 milliards de F.CFA d’investissement et 18 mois de travaux. Diplomate et prudent, Charles Gafan doit l’extension rapide des activités du groupe, à la pertinence de son plan de redressement et à ses multiples contacts dans toutes les couches de la société.

-Jean-Baptiste Placca : Célèbre chroniqueur sur Radio France Internationale connu pour sa verve à l’encontre des derniers bastions du monolithisme politique en Afrique en général, Jean-Baptiste Placca est aussi l’un des journalistes les plus suivis hebdomadairement au Togo et en Afrique subsaharienne. Une position d’influenceur que cette plume audacieuse assume sans fard, avec l’habituelle modestie et réserve qui le singularisent.

-Ekoué David Dosseh : Professeur agrégé de chirurgie viscérale depuis dix ans, Ekoué David Dosseh, 50 ans, a tourné le dos aux sirènes de conditions de travail avantageuses à l’étranger, pour se consacrer aux soins de populations démunies dans son pays. Cet enseignant du supérieur s’y est surtout distingué par son engagement au sein de différentes organisations syndicales ou mouvements citoyens œuvrant pacifiquement pour une société plus juste ; tant sur le plan politique que social. C’est le cas du mouvement Togo Debout dont il est l’un des leaders.

-Komi Wolou : Komi Wolou, actuel doyen de la Faculté de Droit de l’université de Lomé, la cinquantaine, est spécialiste du droit du travail ; il est également l’actuel leader du parti d’opposition Pacte socialiste pour le renouveau. Juriste, adepte de «la carotte et du bâton » dans l’utilisation du savoir académique au service des progrès sociaux, il incarne la persévérance dans la quête de l’excellence dans le monde universitaire. Le juridisme chevillé au corps aussi bien dans les débats locaux de gouvernance qu’à caractère social, Komi Wolou est habituellement effacé, en dépit de ses charges universitaires et politiques.

-Denis Amuzu-Dzakpah : Depuis la fin de la période de la « transition politique» au Togo en 1994, jamais l’Église catholique ne s’est retrouvée autant au-devant de la scène politique comme en 2017, lors de l’épisode de «la crise des réformes». En onze ans à la tête de l’Archevêché de Lomé, Mgr Denis Amuzu-Dzakpah, 75 ans, a négocié avec hardiesse et doigté cette phase houleuse. Ce prêtre, ordonné en Allemagne, aura mené, en toute discrétion, différents plaidoyers, exhortations auprès de la classe politique pour rompre «la nationalisation de l’indifférence face aux maux politiques». Mgr Amuzu-Dzakpah et les autres évêques du pays se sont ainsi « prononcés en toute objectivité» sur cette phase politique, «en se rangeant aux côtés du peuple».

-Kossi Assou : Né et formé en terre ivoirienne, il allie sobriété, simplicité et convivialité, le tout fondé sur un savoir-faire unique en matière d’arts plastiques tournés vers le design au Togo. Kossi Assou s’est singularisé dans le design africain en créant depuis 36 ans du mobilier reconnu à l’international. Professeur, expert en arts plastiques, design, artisanat d’art, juré d’une kyrielle de rencontres artistiques en Afrique, il a été distingué par l’Unesco comme « trésor humain vivant». Entrepreneur culturel, initiateur de plusieurs rencontres internationales, distingué par plusieurs autres institutions, il est à l’initiative de la création de célèbres associations continentales comme les Designers africains et les Entrepreneurs culturels.

-Sokey Edorh : Peintre plasticien, la soixantaine, Sokey Edorh exporte depuis trois décennies ses toiles aux quatre coins de l’Afrique et du monde. Il casse les codes classiques de la peinture en faisant de la latérite et de l’alphabet dogon (originaire du Mali) les principaux matériaux de ses créations artistiques. Sa peinture témoigne d’une perpétuelle introspection de la nature, une photographie saisissante de son vécu quotidien, et se veut surtout un pont entre la société africaine contemporaine et son passé. Une démarche qui promeut une valorisation originale des idéogrammes et des pictogrammes, legs historiques des civilisations de divers peuples d’Afrique.

-Abdou-Raouf Akanga :  Natif de Kpalimé (Sud-Togo), la ténacité comme arme quotidienne, Abdou-Raouf Akanga est l’exemple-type de la nouvelle génération de cyclistes africains déterminés à s’offrir une riche carrière professionnelle, malgré des conditions de travail peu enviables. Remettre de l’ouvrage sur le métier et tendre un peu plus vers le professionnalisme constituent le credo de ce sportif. Il s’efforce de donner corps à cette ambition via divers stages pratiques en Afrique comme en Occident. Akanga est devenu, en 2016, le premier Togolais à figurer dans le top 5 du Tour du Faso, en 29 d’existence de cette compétition.

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