Togo : l’opposition ne compte pas abandonner la rue, contrairement à l’annonce des médiateurs

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Les Togolais ont dans leur ensemble favorablement accueilli l’annonce d’une date pour le début du dialogue politique, qui tardait à s’ouvrir. Mais avant le 15 février, plusieurs détails reste à régler. La coalition de l’opposition ne compte pas « brader » son unique arme (la rue) même en pleine négociation, contrairement à ce qui a été annoncé par les médiateurs.

L’opposition togolaise à encore drainé ses partisans dans les rues de plusieurs villes du pays ce samedi 3 février 2018. Mais, c’était le mot dialogue qui était sur toutes les lèvres. Le moins qu’on puisse dire est que les rencontres s’annoncent palpitantes.

L’opposition, malgré sa disponibilité pour l’amorce des discussions, pensent toujours que pour des échanges sereins avec le régime togolais, la mise en œuvre urgente des mesures d’apaisement reste d’actualité. Pour Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition, les discussions proprement dites ne vont commencer qu’après la mise en œuvre effective desdites mesures. Il espère qu’avant le 15 février, le pouvoir va s’exécuter.

Le début des discussions n’est pas synonyme d’arrêt des manifestations publiques pour la coalition de l’opposition. Pourtant, la médiation avait annoncé le contraire. Pour elle, tous les acteurs ont convenu de la suspension des manifestations de rues à « compter de la publication de la date du dialogue et ce jusqu’à sa tenue et pendant son déroulement ». Les leaders de l’opposition ont clairement soutenu cette position lors du meeting qui a sanctionné la manifestation de ce samedi 3 février. Ils appellent ainsi le peuple à rester en alerte. « Personne ne peut demander au peuple togolais de ne pas manifester. Il est indispensable que la liberté de manifestation soit maintenue et le seul instrument pour les togolais aujourd’hui, ce ne sont que les manifestations pacifiques », a affirmé Nathaniel Olympio, Président du Parti des Togolais.  « C’est notre seule arme ! nous ne manifestons pas pour obtenir un dialogue, Nous avons une plateforme et nos exigences sont claires : le retour à la Constitution de 1992, le déverrouillage des institutions de la République, etc », a rajouté Gnim Atakpama, Délégué national, chargé des affaires extérieures du même parti.

Les jours à venir risquent d’être déterminants et personne ne pourra présager de ce qui adviendra pour le début des discussions entre les protagonistes de la crise togolaise.

 

 

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