Polémique autour des fouilles de bagages à l’aéroport de Lomé: le Col. Gnama Latta s’explique !

Des compagnies aériennes desservant le Togo croulent sous de nombreuses plaintes. Bon nombre de leurs passagers n’ont que peu apprécié une nouvelle procédure sécuritaire de l’Autorité de Sûreté de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema (ASAIGE) de Lomé.

La nouvelle méthode de fouille des bagages suscitant incompréhension, les transporteurs aériens ont saisi le Directeur de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema. Dans une interview accordée à un média local, l’ancien pilote tente d’éclairer les lanternes des populations.

A peine entrée en vigueur qu’elle suscite la polémique. La nouvelle PEN (Procédure d’Exploitation Normalisée), introduite par l’ASAIGE à l’aéroport de Lomé en fin d’année 2017, a conduit passagers et compagnies aériennes à se plaindre de nombreux désagréments.

Face à l’incompréhension, le Directeur de l’aéroport international Gnassingbé Eyadema de Lomé, Gnama Latta, veut mettre la balle à terre. Dans les colonnes d’un journal de la place, il est longuement revenu sur la question. Comme à l’accoutumé, l’aviateur s’est voulu rassurant.

« (…) Nous avons installé un appareil qu’on appelle le tomographe. Cet appareil n’est pas dans tous les aéroports. C’est un appareil de dernière génération. Quand vous voulez voyager et que vous avez un objet dans vos bagages qui ne devrait pas être autorisée à bord, l’appareil bascule le colis. Il interrompt la course du bagage vers l’embarquement », explique le Directeur.

Il ajoute qu’actuellement, « avec cet appareil, le personnel de l’ASAIGE se saisit des bagages quand ils sont déroutés dans leur course vers l’embarquement. Il les ouvre en présence du propriétaire des bagages, devant une caméra qui filme et enregistre tout ».

Si pour M. Latta, le nouvel dispositif est supposé renforcer les mesures de sécurité déjà existantes, les compagnies aériennes, elles, ne le voient pas du même œil. Pour ces dernières, il retarde leurs heures de vol. Idem pour les passagers. A l’instar d’un Nigérian qui a porté plainte contre Air France qui, à son tour, a demandé des explications au patron des lieux.

Pourtant, l’ancien ministre de la Sécurité assure que le dispositif est censé être plus rapide que l’ancien procédé. « Avant, nous prenions les bagages si nous remarquons une anomalie et nous saisissons la compagnie pour qu’on nous trouve le propriétaire. On ouvre ensuite les bagages en présence du propriétaire et on procède à l’application du règlement. Les compagnies se plaignent de cette méthode cause du retard aux vols et d’autres désagréments pour elles », déclare-t-il.

Selon les explications du Colonel, les mesures prises permettent de « garantir une fouille en toute sécurité, sans crainte de vol et/ou de substitution d’un quelconque objet du bagage fouillé ».

L’exigence de la présence d’un représentant de la compagnie aérienne lors de la fouille, le fait que la fouille se fasse sous vidéosurveillance et la co-signature du registre de poste, sont autant de garanties pour le passager, d’après le premier responsable de l’ASAIGE.

En définitive, la procédure actuelle de traitement de bagages a pour avantages, d’après lui, la prise en compte du temps de traitement des passagers et l’éviction des tracasseries liées à leurs interpellations à des fins de fouille de leurs bagages, au regard de l’éloignement des portes d’embarquement.

 

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