Mutilations génitales en Afrique: la pratique en baisse au Togo !

Ce 6 février, est célébrée la journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales. Instituée par l’ONU, cette journée veut mettre supprimer « une à discrimination à l’égard des filles et des femmes ». Selon les chiffres, trois millions de jeunes filles sont victimes de mutilations génitales chaque année. L’Afrique reste le continent le plus touché. On y dénombre plus de 200 millions de filles et de femmes excisées. Des pays comme la Gambie, la Guinée, la Somalie et Djibouti font partie des plus touchés par cette pratique.

Pour la célébration de l’édition 2018 de cette journée, le secrétaire général des Nations-Unies a expliqué que tout doit être mis en œuvre pour mette fin à « cette pratique néfaste ». « La dignité, la santé et le bien-être de millions de filles sont en jeu ; il n’y a pas de temps à perdre », a-t-il déclaré.

Il faut rappeler que le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) dirigent conjointement le plus grand programme mondial visant à accélérer l’abandon des mutilations génitales féminines. Ces institutions onusiennes œuvrent de concert avec les Etats pour atteindre les ODD qui portent sur la bonne santé et le bien-être, l’éducation et l’égalité des sexes.

L’Afrique, le continent le plus touché

Sur le continent, les Etats mettent en œuvre des plans de lutte contre l’excision. Ces plans sont élaborés avec la participation des communautés. Une stratégie qui porte sur la question des droits fondamentaux et celle de l’égalité de sexes. Des pays comme le Kenya, l’Ouganda et la Guinée-Bissau ont adopté des lois qui criminalisent les mutilations génitales. C’est aussi le cas au Nigéria et en Gambie. Récemment, une campagne sur les réseaux a été initiée au Sénégal. Dénommée #Touchepasàmoncorps, elle vise à sensibiliser les populations sur les dangers de l’excision.

Pour un expert de l’OMS, les initiatives prise par les pays doivent surtout se baser sur le dialogue social et permettre aux communautés d’agir elles-mêmes, collectivement, en vue d’éliminer cette pratique. Selon ce spécialiste, les Etats doivent mettre en place des cadres qui répondent aux besoins des femmes et des filles qui subissent les conséquences de cette pratique, en particulier en matière de santé sexuelle et reproductive.

La pratique en baisse au Togo

Le Togo qui s’est inscrit dans les objectifs de développement durable, et plus particulièrement l’objectif n°5, mène au plan national des actions visant à mettre fin à cette pratique discriminatoire. Si la pratique est en baisse depuis dix ans, l’Etat envisage y mettre un terme d’ici à 2030 sur le territoire. Il s’agit de mettre en œuvre « les recommandations de l’ONU », confie une source du ministère de la santé. Mais déjà, les campagnes de sensibilisation du ministère ont débouché sur la signature de pactes d’abandon de la pratique dans certaines villes du pays comme Sokodé.

Sur le plan règlementaire, l’Etat a pris des dispositions. En effet, le Togo avait adopté en 1998 la loi 98-016 portant interdiction des mutilations génitales. Cette loi a été promulguée en novembre de la même année et prévoit des peines d’emprisonnement allant de 2 mois à 10 ans et des amendes entre 20 000 FCFA à 1 000 000 FCFA.

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