Le Togo accueille bientôt la première conférence sur la « cryptomonnaie »

Le Togo, déjà en retard, ne saurait rester en marge des technologies de la Blockchain et de la cryptomonnaie. Dans cette perspective, une première conférence sera organisée en fin de mois de Février 2018.

S’il est vrai que les technologies de la blockchain et des cryptomonnaies ont bouleversé les tendances (surtout dans les pays anglophones) dans les transactions commerciales mondiales, le Togo, à l’image de bien de pays africain, est quant à lui resté en marge de cette innovation.

Mais désormais, Technologies Réseaux et Solutions (TRS) et son  partenaire Ghana Dot Com (GDC) veulent rattraper le retard.  En effet, les deux structures organisent du 27 au 28 février 2018 la première conférence au Togo sur ces nouvelles technologies.

A en croire les organisateurs de l’évènement, cette première conférence a pour but de présenter les transactions bitcoin, les cryptomonnaies et les solutions blockchain à une population qui ne les ont pas encore adoptés. « L’objectif à terme, est de booster l’utilisation des monnaies électroniques et de permettre au plus grand nombre de tirer le maximum d’avantages de toute l’économie que génère cette révolution » a confié un organisateur.

Cette conférence cible principalement les professionnels de la technologie dans le secteur des services financiers, Mais que pas que. « Les professionnels de la santé, les chargés des politiques en matière de technologie, les gestionnaires des registres publics et privés, les fournisseurs de solutions, les programmeurs et développeurs, entre autres également. » ajoute-t-il.

Afrique, le retard face aux cryptomonnaies

Malgré l’engouement que les cryptomonnaie présentent dans les pays développés, en Afrique, l’argent virtuel reste encore un mythe. Selon les spécialistes, l’Afrique a en son sein nombre d’écueils qui ne favorise pas le succès de cette monnaie.

Parmi ces écueils, l’accès à Internet au premier plan. En effet, l’Afrique est aujourd’hui le continent le moins pénétré par Internet. Moins de 30% de la population y a accès, et encore, cet accès est très inégalement répartis. Or le Bitcoin est une monnaie de l’Internet, elle s’appuie fondamentalement sur Internet et en tire toute sa valeur.

S’ajoute aussi l’accès à l’électricité. Dans des pays où les délestages sont permanents, l’utilisation des bitcoins n’est pas ne évidence, puisque l’électricité est comme la matière première du Bitcoin. Ajouté au faible taux de bancarisation et à la cherté des bitcoins, la monnaie virtuelle a encore du chemin à faire en Afrique.

Il faut toutefois préciser que cette monnaie est déjà en train d’être utilisée dans des pays comme le Ghana, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Tanzanie ou encore l’Ouganda.

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