Mahamadou Issoufou prend les rênes du G5 Sahel, la question de financement se pose avec acuité

Les chefs d’Etat des pays de la G5 Sahel étaient en  réunion  mardi au Niger. Le président  sortant Ibrahim Boubacar Keïta a passé le témoin à son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, pour une année de présidence tournante.

Désormais les grands enjeux de l’organisation notamment la question  financière et surtout la recrudescence des actes terroristes seront les principaux sujets sur lesquels doit plancher le nouveau président. D’un autre côté,  Maman Sidikou, l’ancien patron de la Monusco en RDC va travailler de concert avec le président Issoufou.

Le G5 n’est pas financièrement solide

Depuis plusieurs années, les pays rassemblés au sein du G5 ont vite compris la maigreur de leurs moyens de bord. La recherche de financements complémentaires est un autre sujet à débat puisque les promesses des bailleurs de fonds ne sont pas aussi tenues comme on l’aurait souhaité.

Déjà à Bamako, au mois de janvier, il a été décidé la création d’un fonds pouvant accueillir les différentes contributions mais rien n’a bougé du fait que l’Union européenne  et les autres pays n’ont pas encore mis la main à la poche.

En attendant la conférence des donateurs du 23 février prochain, à Bruxelles, le président malien Ibrahim Keita a rappelé que sur les 450 millions d’euros  attendus, seulement  294 millions d’euros ont été mobilisés.

Le G5 Sahel ou « G5S » est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité. Il a été mis en place lors d’un sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq États du Sahel  que sont la  Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

 

 

 

 

 

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