Togo/Economie: des perspectives encourageantes pour 2018

La Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (COFACE), spécialisée dans les informations d’entreprise et le recouvrement des créances, viens de mettre à la disposition du milieu des affaires, une analyse risques sur le Togo.

Il ressort de ce document que comme en 2017, la croissance devrait être au rendez-vous pour cette année. 2018 devrait continuer à récolter les bénéfices de l’investissement public massif sur la période 2012-2016. Cette croissance devrait être consolidée par les réformes négociées avec le FMI dans le cadre d’un programme de Facilité élargie de crédit(FEC).

On apprend de la COFACE que l’activité 2018 « va demeurer soutenue tirée par le secteur de l’agriculture qui représente environ 30 % du PIB ». « Dans le secteur secondaire, le début programmé de l’exploitation, par les sociétés Elenilto et Wengfu, d’un gisement de phosphate susceptible de produire, à terme, 5 millions de tonnes par an servira le redressement de la filière », souligne-t-on.

Autre indication, l’ouverture de la cimenterie d’Awandjelo en juillet 2017 permettra de porter la production annuelle de ciment au-delà des deux millions de tonnes dès 2018. Le transport de marchandises,quant à lui, continuera à contribuer « positivement à la croissance malgré la baisse attendue de l’investissement public pour enrayer la dynamique de la dette ».

Le secteur bénéficiera des gains d’efficacité consécutifs à l’investissement dans l’amélioration du réseau routier et de l’expansion des ports et aéroport de Lomé. Les meilleures infrastructures combinées à la présence du seul port en eau profonde d’Afrique de l’Ouest à Lomé feront du Togo une destination privilégiée de l’investissement privée en 2018 dans la sous-région.

La COFACE tient à nuancer toutefois. Le port de Lomé devra faire face à la concurrence émergente du port en eau profonde de Kribi au Cameroun. Le soutien de l’Afreximbank devrait permettre de financer des projets d’infrastructures permettant de continuer à soutenir, les secteurs des transports et de la construction.

L’investissement privé pourrait, toutefois, souffrir d’une détérioration du climat politique. Sur l’inflation, celle-ci devrait augmenter cette année mais restera modéré, conformément à la tendance des autres pays de l’Union Economique et Monétaires Ouest-Africaine (UEMOA). L’exécutif togolais devrait poursuivre l’ajustement budgétaire entamé en 2017 pour enrayer la spirale d’endettement, indique l’étude.

« Les réformes de l’administration fiscale devraient permettre d’augmenter les revenus. Surtout, les dépenses en capital qui ont soutenu la croissance au cours du cycle 2012-2016 devraient continuer à baisser pour revenir à un niveau plus soutenable. Les réformes entreprises et les soutiens apportés par le FMI, au titre de la FEC pour un montant de 241,5 millions de dollars, et par l’UE, avec le versement d’un appui budgétaire de 10 millions d’euros, pourraient catalyser les dons en provenance des bailleurs de fonds internationaux ».

La Coface note enfin que sur le plan des relations extérieures, le Togo bénéficie de son statut de membre de l’UEMOA et de la Cédéao afin de s’établir comme un hub régional.

Seul ombre noire à l’affiche, « malgré les réformes entreprises et des progrès notables réalisés, l’environnement des affaires restent insuffisant, notamment par rapport à ses voisins et concurrents de l’UEMOA ».

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