Togo/Dialogue: « il n’y aura pas de sujet tabou », promet Gilbert Bawara

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Dans quelques heures, le dialogue politique inter-togolais à s’ouvrir à Lomé. Dans ce dernier virage, les protagonistes lancent leurs derniers assauts pour essayer de ratisser large. Les uns montent les enchères, les autres essayent de rassurer. Et pour Gilbert Bawara, Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative, tous les sujets seront abordés lors des discussions. Il était l’invité de la chaine panafricaine Africa 24.

Quel sera l’ordre du jour du dialogue qui sera ouvert ce 15 février 2018 ?  Bon nombre de Togolais se posent cette question puisque jusqu’à présent, les acteurs qui vont prendre part aux discussions n’en parlent pratiquement pas.  Ils entretiennent manifestement le mystère. Mais, le ministre Gilbert Bawara a donné quelques pistes chez nos confrères d’Africa 24. Pour lui, il n’y aura pas de sujet tabou.

Pour lui, « toutes les questions sans exception » seront aborder pour une sortie définitive de la crise qui secoue le Togo depuis le 19 août 2017. « Nous sommes totalement à l’aise et sereins pour ce dialogue. Autour d’une table de discussion, il faut que les parties aient le loisir et la possibilité de mettre sur la table les points qu’elles souhaitent », a-t-il souligné.

Il n’est de secret pour personne que depuis six mois, l’opposition togolaise manifeste dans les rues du pays pour revendiquer le retour à la version originelle de la Constitution de 1992, le vote de la diaspora et le départ de Faure Gnassingbé, qui boucle normalement en 2020 son troisième mandat à la tête du pays. Les partisans du pouvoir, (Unir) ont longtemps marqué leur opposition par rapport à ces revendications. Mais Gilbert Bawara tempère le jeu à la veille du dialogue.  « Qu’il s’agisse du départ du Président de la République ou de la Constitution de 1992, nous n’allons empêcher personne de mettre sur la table de discussion quel que sujet que ce soit », a-t-il précisé.

Pour lui, le pouvoir aborde ce dialogue dans un esprit d’ouverture de de recherche de compromis pour l’intérêt du Togo.

« Le dialogue lui-même n’est pas une finalité… Là où nous devons avoir les esprits plus focalisés, c’est la réalisation des réformes elle-même et c’est le plus important », conclut-il.

Le dialogue s’ouvre effectivement ce 15 février avec le contentieux lié aux mesure d’apaisement notamment la libération des détenus politique. Le 19 février, il sera procédé à l’ouverture solennelle des discussions en présence du président Ghanéen Nana Akufo Addo

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