Burkina : indignation de la population suite au viol d’une jeune fille

La publication d’une vidéo de l’agression sexuelle d’une fille de 15 ans a provoqué l’indignation de la population. Il s’agit en effet d’une jeune lycéenne agressée par trois élèves dont l’un d’entre eux a filmé la scène. Après publication de la vidéo du viol, plusieurs personnes ont dénoncé le comportement des trois garçons. La vidéo a par la suite été bloquée et n’est pas devenue virale. L’affaire a été prise en charge par des associations de défense des droits de l’homme. Elles ont exigé l’ouverture d’une procédure judiciaire afin que les auteurs de cette agression sexuelle soient sanctionnés.

Parmi les regroupements qui ont dénoncé l’agression sexuelle, on peut citer l’Association des femmes juristes du Burkina Faso. Elle a regretté que cet acte ignoble ait été commis. L’Association a proposé d’offrir un suivi clinique à la jeune fille agressée. Sa présidente, Clarisse Nadembega, a également demandé aux autorités judiciaires de se saisir de cette affaire. Selon elle, les trois élèves doivent être condamnés selon la gravité de leur acte.

L’association Mys-Tic a adressé une lettre de dénonciation à plusieurs ministères du gouvernement. Elle y explique qu’aucune « tentative pour étouffer cet acte ignoble, déshonorant et humiliant ne devrait être tolérée ». « L’application pleine et entière de la loi 061-2015 CNT portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes, servira à dissuader d’autres personnes ayant ce type de projet abject », écrit l’association.

Réaction du ministère de la Promotion de la femme

En attendant Mys-Tic compte organiser une campagne de sensibilisation à l’endroit de la jeunesse. « Une sensibilisation périodique sur le sujet et sur l’utilisation des Tics dans les établissements scolaires et universitaires serait la bienvenue. Aussi, des cours d’auto-défense et de valorisation pour les femmes et de « masculinité positive » pour les hommes sont souhaités pour que chaque femme et homme connaissent ses droits et des devoirs dans la société », considère Mys-Tic. L’association a surtout invité l’Etat à tout faire pour que des actes de viol ne se répètent plus.

Les autorités burkinabés ont ensuite également réagi à travers le ministère de la Promotion de la femme. Un communiqué a été publié à cet effet. Le ministère a indiqué que tout est mis en place pour le suivi médical et psychologique de la victime et de sa famille. Le communiqué précise surtout que les dispositions sont en train d’être prises pour que les auteurs du viol subissent une peine à hauteur de « leur forfait inhumain ».

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