Tikpi Atchadam: l’opposant togolais bientôt expulsé du Ghana ?

L’homme n’est plus a présenter. C’est lui, l’instigateur du mouvement de contestation du pouvoir de Lomé depuis plus de six mois, l’élément catalyseur du dialogue politique , ouvert depuis le 19 février dernier . Sorti de nulle part, Tikpi  Atchadam, a secoué sérieusement le régime Gnassingbé  depuis le mois d’août 2017, au point même de gagner le surnom de ‘bête noire de Faure Gnassingbé’’.

Le fait qui surprend tout le monde et une partie de ses partisans, c’est le statu quo adopté par ce dernier après ce moult remue-ménage. La figure de l’opposition est portée disparue de la scène politique togolaise et a brillé par son absence au dialogue en cours. D’après plusieurs sources, le leader du parti politique PNP aurait exigé des garanties sécuritaires avant de prendre part aux discussions mais aura finalement trouvé refuge au Ghana voisin ,rapporte le site d’information cameroonweb, après avoir déclaré être menacé de part et d’autres.

Au Ghana également, l’opposant aurait également des troubles d’insomnie et serait menacé d’expulsion. En effet, selon les textes qui régissent la CEDEAO (la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest), notamment avec la promotion de la libre circulation des biens et personnes, « tout citoyen de la Communauté, désirant séjourner dans un État membre pour une durée maximum de quatre-vingt-dix (90) jours, pourra entrer sur le territoire de cet État membre par un point d’entrée officiel sans avoir à présenter un visa. Cependant si ce citoyen se propose de prolonger son séjour au-delà des quatre-vingt-dix (90) jours, il devra, à cette fin, obtenir une autorisation délivrée par les autorités compétentes ».

L’opposant aurait déjà dépassé les dix jours d’après la même source et n’a fait aucune demande d’asile. Le Ghana est fort réputé pour sa rigueur dans l’application des lois notamment en ce qui concerne le respect des conditions de résidence.

Tikpi  Atchadam, pourrait-il compter sur la magnanimité du président ghanéen Akufo-Addo, le facilitateur du dialogue enclenché depuis le 19 févier dernier ? Qu’est ce qui empêche véritablement l’opposant du parti PNP de revenir sur sa terre natale pour continuer la lutte ?  Telles sont les nombreux interrogations qui brûlent les lèvres de bon nombres de concitoyens.

Pour l’heure, le dialogue est en bonne marche avec la satisfaction en partie de l’opposition dû à la libération des prisonniers politiques, une des mesures d’apaisements exigés par l’opposition lors du comité préparatoire . Ce qui fut fait avec la libération de bon nombres de partisans de l’opposition et ceux impliqués dans l’affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara.

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