Togo: cinq ans après, les détenus dans l’affaires des incendies recouvrent la liberté

Cela faisait partie des mesures d’apaisement exigées par la coalition des 14 partis de l’opposition togolais avant toute discussion de fond avec le pouvoir togolais. C’est désormais chose faite.

Les détenus dans l’affaire des incendies de Lomé et de Kara sont enfin libres. Ils ont bénéficié d’une liberté provisoire ce mercredi 21 février 2018 comme l’avait annoncé le médiateur Ghanéen lors de la conférence de presse ayant sanctionné les travaux du premier jour du dialogue inter-togolais à l’hôtel 2 février.

Les parents et proches des détenus dans l’affaire des incendies des marchés, en majorité des militants de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), parti du chef de file de l’opposition Jean Pierre Fabre, peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. Et pour cause, après après cinq années de détention préventive dans cette affaire, ils viennent d’être élargis par la justice togolaise, à la faveur des négociations entreprises entre le pouvoir de Faure Gnassingbé et l’opposition.

Ils sont au total sept, dispersés dans plusieurs prisons à travers tout le territoire togolais à être libéré aujourd’hui. Parmi eux, on retrouve Mohamed Loum, détenu à la prison civile de Kara et qui a été l’une des pièces maîtresses de ce dossier. Il y a également Ignace Missehoun, le député Manti (prison civile de Tsévié),   Christophe Komlan, Séna Amavi, (prison d’Atakpamé.),  Josoué  (Prison civile de Lomé).

En dehors des prisonniers dans les affaires des incendies des marchés de Lomé et de Kara, plusieurs autres détenus surtout ceux du Mouvement Nubueke restent en prison. Mais selon les indiscrétions, leur dossier sera traité avant vendredi pour la poursuite normale des pourparlers entre Unir et la Coalition de l’opposition.

Soulignons que 45 détenus ont également bénéficié de la grâce présidentielle toujours dans le cadre des mesures d’apaisement.

Pour rappel, il y a cinq ans, en l’espace de 48 heures, deux grands marchés du Togo partaient en fumée. Tout d’abord, c’est celui de Kara qui a été totalement consumé dans la nuit du 9 au 10 janvier 2013. Scénario quasi identique dans la nuit du 12 janvier 2013 à Lomé où le Grand marché de d’Adawlato a été ravagé à son tour par des flammes « criminelles », sous les regards impuissants et pantois des commerçants et commerçantes.

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