Afrique du Sud: le numérique pour lutter contre le changement climatique

En Afrique du Sud, le Conseil pour la recherche scientifique et industrielle (CSIR) a publié la deuxième édition de l’Atlas sud-africain des risques et de la vulnérabilité (Sarva), parallèlement à la relance du portail en ligne récemment remanié afin d’aider les entreprises à mieux comprendre les risques et les vulnérabilités des secteurs sociaux et économiques face au changement climatique.

L’initiative entend être une référence des informations essentielles spécifiques à l’Afrique du Sud sur l’impact du changement climatique et un large éventail de données climatiques et environnementales. Ce portail peut également diffuser des données spatiales et non spatiales qui décrivent et évaluent les risques et les vulnérabilités auxquels le pays est confronté en raison du changement climatique.

« Le portail offre des ressources complètes qui incluent la cartographie en direct, des cartes statiques, des rapports, des études de cas et des analyses intégrées qui aident à mieux comprendre les impacts du changement global, en établissant la base de données pour les décideurs et les autres parties prenantes » a décrit le CSIR.

En effet, l’Afrique du Sud est confrontée à une augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les sécheresses, les canicules et orages violents, a déclaré mercredi le directeur exécutif du CSIR pour les ressources naturelles et l’environnement, May Hermanus.

Par ailleurs, on estime que l’Afrique est particulièrement vulnérable au changement climatique, et ce même si l’accord de Paris est respecté et la limite très stricte d’un réchauffement de 1,5 degré -au-dessus des niveaux préindustriels- est réalisable. Le continent voit déjà des changements de température de cette ampleur, connaissant une hausse d’environ deux fois plus élevée que la moyenne mondiale.

« Dans un monde axé sur les données, l’importance des outils analytiques qui peuvent donner un sens à la pléthore des datas est évidente. Une bonne analyse et la capacité d’utiliser ces informations éclaireront les améliorations de l’innovation et technologiques qui permettront à l’Afrique du Sud à mettre en œuvre ses contributions déterminées au niveau national pour lutter contre le changement climatique », a déclaré lors de la cérémonie de lancement, Imraan Patel, Directeur général adjoint des partenariats d’innovation socio-économique au Département de la science et de la technologie (DST) de l’Afrique du Sud.

Selon celui-ci, l’Atlas pourrait servir d’outil pédagogique pour fournir la preuve des impacts potentiels du climat sur les communautés et les décideurs.

Ce nouveau portail, qui est actuellement en cours de finalisation, soutient directement les utilisateurs et permet un accès gratuit à des informations utiles.

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