Entrepreneuriat: le guinéen Dian Diallo à la conquête de l’Afrique avec son « champagne »

Le champagne, célèbre boisson française, n’en finit pas de séduire les consommateurs africains. Avec 10 millions de bouteilles vendues, le continent représente le deuxième marché mondial pour le précieux liquide hors d’Europe, selon les analystes.

C’est surement muni de ce constat que le guinéen Mamadou Dian Diallo, expert en spiritueux, a décidé de se lancer sur le marché.
« À force de côtoyer cet univers, d’apprendre les secrets de ce produit de luxe, ses méthodes de fabrication traditionnelles, on finit par développer une certaine passion. », lâche ce trentenaire au journal Le Point.

En effet, conseiller de marques de luxe dans le secteur des spiritueux, le natif de Labé (centre de la Guinée) a été, pendant une douzaine d’années, formé par les plus grands maîtres cavistes de la région Champagne-Ardenne.« Les grandes maisons sont dans le négoce. Elles achètent à de petits producteurs et font de l’assemblage dans leurs propres cuves. J’ai eu envie de faire pareil. », explique-t-il.

Porté par sa passion pour les bulles de champagnes, le diplômé en économie et gestiondécide de lancer, en France, sa marque de champagne. A l’été 2017, il sort un sceau qui porte son nom : Dian Diallo. Pour sa propre boisson, le Guinéen fait appel à Rémi Jacques, un vigneron de la ville de Baye (ouest de la France) auquel il dit fournir des directives quant à l’assemblage des cépages. Le vigneron de Baye, à en croire l’homme, a une capacité de production de 100 000 bouteilles par an. Pour le champagne Dian Diallo, dont le siège social est situé à Reims, la production est de 50 000 bouteilles par an.

Mais que l’on ne se trompe pas ! Mamadou Dian Diallo ne s’adresse pas qu’à une clientèle européenne. Les Africains et les Antillais sont sa clientèle cible ! Celui-ci renseigne qu’en menant des études de marché, ces derniers sont majoritairement portés sur le champagne doux et fruité.« Ils veulent une boisson qui n’attaque pas le palais. », affirme-t-il.

Dian Diallo présente quatre cuvées : brut tradition, brut prestige, cuvée réserve et, enfin, brut rosé. Le prix des bouteilles est compris entre 25 et 38 euros (entre 17 000 et 25 000 F CFA). L’intéressé indique qu’il lancera pour la fin 2018, une nouvelle bouteille, en édition limitée et à l’international, à un prix avoisinant les 150 euros (100 000 F CFA). Avec cette future cuvée millésimée, outre l’Afrique, il aimerait atteindre les États-Unis, avec pour cible les artistes et les sportifs.

« A l’heure actuelle, plusieurs distributeurs sont intéressés par mon produit. », informe-t-il. Après avoir invoqué l’impossibilité de révéler son chiffre d’affaires, il cite volontiers Citydia pour la Guinée comme distributeur dans le pays, mais aussi comme promoteur local. « Citydia va prochainement mettre en place une campagne publicitaire. »

Au Sénégal, il est en discussion avec Auchan. Il mène aussi des tractations en Côte d’Ivoire, où il se rendra en avril 2018 pour le Salon international du tourisme d’Abidjan. Et évoque des contacts en RDC, au Congo-Brazzaville, au Burkina Faso et au Cameroun, mais aussi en Afrique anglophone, au Ghana, au Nigeria et en Afrique du Sud.

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