Ouganda: des tests d’ADN pour freiner la criminalité

Malgré l’avertissement du président Yoweri Museveni à propos du retour probable de la peine de mort pour les criminels et fauteurs de troubles, l’insécurité gagne du terrain en Ouganda. Réputé dans le temps pour sa stabilité sécuritaire, le pays fait peur tant au citoyens qu’aux étrangers.

De mystérieuses morts d‘étrangers et de citoyens locaux. Rien que le mois dernier, quatre Européens ont été retrouvés morts dans le pays. Les corps sans vie d’un Finlandais et d’un Suédois ont été découverts dans leurs chambres d’hôtel respectives rapporte Africanews.

Et selon les rapports de police, il pourrait bien s’agir d’assassinats. L’histoire qui suscite plus d’émoi c’est celle d’une jeune femme qui a été kidnappée.

Plus tard, ses ravisseurs lui ont sectionné deux doigts qu’ils ont fait parvenir à sa famille afin qu’elle paie une rançon d’un million de dollars. Le corps de la victime a été retrouvé sur une autoroute en début de semaine. La goutte d’eau qui a débordé le vase pour le président Museveni. Le président a promis mettre tout en œuvre pour retrouver les auteurs de cet acte ignoble.

Sur son compte Twitter, le 28 février dernier, le président ougandais a émis l‘éventualité de répertorier l’ADN de tous les citoyens vivant dans le pays, en vue d’endiguer la criminalité. Ainsi les autorités pourront mettre une identité sur les auteurs des crimes.

D’autres sources rapportent que ces crimes prennent de l’ampleur à cause de la mésentente entre la police et l’Organisation de la sécurité intérieure et pour certains par la gouvernance du régime Museveni.

Ladislaus Rwakafuuzi, un avocat local des droits de l’homme, affirme pour sa part que : ‘’c’est une question de gouvernance. L’anarchie est favorisée par une mauvaise gouvernance”.

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