Algérie/Santé: la grève des résidents n’est pas prête de s’estomper

Déclenchée il y’a de cela quelques jours, la grève des résidents, dentistes, pharmaciens et médecins n’est apparemment pas prête de s’estomper. Elle est partie plutôt pour durer aussi longtemps que possible.

C’est dire que la dernière journée de négociations entre les représentants nationaux des résidents et la commission intersectorielle en date du lundi passé (26 Févier) n’a pas débloqué la situation.

Ladite réunion est qualifiée d’échec et on notera qu’il y’avait une vingtaine de spécialités pour lesquelles le service civil a été suspendu : la neurochirurgie, la chirurgie cardiaque, la chirurgie thoracique, la neurologie, la pneumologie, la gastro-entérologie, la chirurgie maxillo-faciale.

Des spécialités qui nécessitent des moyens techniques lourds, ce qui aurait motivé leur suppression par la tutelle. L’échec des négociations serait dû au fait qu’en public, la tutelle promet un changement de la forme du service civil et la satisfaction des revendications des résidents alors qu’autour de la table de négociations, elle n’arrive pas à garantir des droits que le médecin algérien a depuis 1984, comme le logement, le statut de fonctionnaire ou le regroupement familial.

L’autre principale revendication des résidents, c’est leur refus de l’exception dont ils font l’objet lors des exemptions du service national au-delà de l’âge de 30 ans. Notons aussi que les affectations des médecins spécialistes fraîchement diplômés a toujours posé problème dans la gestion du service civil.

Selon les années, certaines régions, certains hôpitaux sont beaucoup mieux fournis en médecins spécialistes que d’autres. La tutelle devant ouvrir des postes pour les spécialistes là où les logements et les plateaux techniques existent, les ouvre là où ça l’arrange, là où il n’y a pas de logements.

L’exemple d’un hôpital où il y a un scanner fonctionnel mais où le directeur n’arrive pas à obtenir de poste de spécialiste en imagerie depuis quatre ans alors que d’un autre côté, il y a un hôpital sans scanner mais qui dispose de quatre radiologues.

C’est un secteur où il y a beaucoup de corruption et on est en train de mettre à nu ce système », a affirmé le Dr Taileb, selon qui les autorités seraient en train de pousser le système de santé algérien au pourrissement afin de mieux faire accepter par la population l’idée de la libéralisation du secteur.

« Le peuple algérien est habitué à la santé gratuite, les autorités ne peuvent donc pas la privatiser directement. », dit-on du coté des citoyens.

 

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