Afrique: deux mandats de cinq ans, largement suffisants selon Jerry Rawlings

Le Ghana est réputé pour être l’un des pays africains où la démocratie est fortement respectée. C’est dans cet esprit que s’est rendu au Ghana une délégation de parlementaire ougandais pour s’inspirer du model ghanéen.

En effet, depuis l’ère Rawlings et l’adoption de la constitution à 92% à la majorité, le Ghana a été stable sur le plan politique, ce qui a d’ailleurs d’après certains analyses impacter le développement économique du pays.

Taquiné sur les raisons pour lesquelles il a cédé le pouvoir pacifiquement lorsque plusieurs dirigeants africains avaient refusé de le faire, l’ancien président Rawlings a déclaré ce qui suit:

« Les gens pensent que j’avais tellement de pouvoir et que j’aurais pu rester. Je n’aurais pas pu rester, même si je l’avais voulu parce que j’avais donné du pouvoir à notre peuple au point où si j’avais essayé, il m’aurait défié. Je n’avais pas d’autre choix que de faire la bonne décision’’.

Pour l’ancien président, se basant sur ses expériences personnelles et ses observations, pour diriger et mener à bien un peuple au développement, un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, peut permettre aux présidents de bonne foi, servant sous une démocratie constitutionnelle d’atteindre cet objectif.

« Tout comme nous appartenons à des circonstances géopolitiques différentes sur le continent, je suggère que nous ne devrions pas aller au-delà de deux mandats de cinq ans. »

Tout en reconnaissant qu’il existe des situations exceptionnelles, rapporte le site d’informations Otecfmghana, l’exécutif en tant qu’institution est plus forte que les présidents, a souligné un membre de la délégation.

Les membres de la délégation ougandaise étaient, d’après plusieurs sources, satisfaits de leur séance de travail et du partage d’expérience.

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