Crises politiques en Afrique: le diagnostic du prof togolais David Dosseh

Les Universités sociales du Togo (UST), ont organisé en collaboration avec l’équipe de « Recherche : Bioéthique et Ethique des Sciences et des Technologie »s (BEST) du département de Philosophie de l’Université de Lomé, un colloque universitaire international interdisciplinaire les 2 et 3 mars 2018 à Lomé. Cette rencontre de haut niveau a tourné autour du thème « crise du pouvoir politique et développement de l’Afrique »

A l’ouverture du colloque, le président Universités sociales du Togo UST, le prof David Dosseh, dans son discours a posé un diagnostic édifiant sur les causes des crises politiques qui secouent bon nombres de pays africains.

Pour lui, l’Afrique, est pourtant riche de sa jeunesse et de ses ressources innombrables pourrait mieux se porter. Elle est malheureusement minée par une kyrielle de « pathologies ».

Les causes de ces crises du pouvoir politique ou crise des valeurs ou des identités est sans doute la quête effrénée de l’opulence et du pouvoir absolu qui a pris le pas sur des valeurs comme la justice, l’équité, la communauté du bien, ou même l’humanité dans le sens de ce sentiment naturel de bonté d’un être humain pour ses semblables.

Crise du pouvoir politique ou crise de la diplomatie internationale, celle qui échoue trop souvent dans sa mission de protection des peuples, victimes de gouvernants usant du jeu subtil et des enjeux de la coopération internationale pour se maintenir au pouvoir.

Pour le prof David Dosseh, le continent noir se porterait mieux « si l’accession au pouvoir politique se faisait plus souvent de manière honnête et démocratique, s’il n’y avait pas cette volonté déraisonné de longévité au pouvoir, si la corruption et l’impunité n’étaient pas érigées en règle de gouvernance, si des armées ne se transformaient pas en bourreau des peuples, tirant sur des manifestants dans les rues ou même dans des églises, si des élites ne s’étaient pas travesties devenant des instruments pour la conservation du pouvoir acquis frauduleusement, si les institutions se mettaient pleinement au service des peuples et n’étaient pas soumises à la volonté des pouvoirs autoritaires, si force était donnée à la loi, la morale, l’éthique, et on pourrait continuer à aligner des si si et si… », a-t-il constaté.

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